アナクシマンドロス断片
Anaximander : Fragments
☆ アナクシマンドロス(古代ギリシャ語: Ἀναξίμανδρος, ラテン文字転写: Anaximandros; 紀元前610年頃 - 紀元前546年)は、古代ギリシアの哲学者。アナクシマンドロスは、プラクシアデスを父とするミレトスの人で、哲学者。タレス、アナクシメネスと共にミレ トス学派(イオニア学派)の代表とされる。タレスの縁者であり、彼の弟子にして後継者であった。自然哲学について考察し、アルケーを「無限なるもの」 (ト・アペイロン)とした(後述)。はじめて日時計を使って、夏至・冬至と、春分・秋分を識別したとされる[1]。スパルタで地震が起こることを予言し、 実際に地震が起きた、というエピソードも伝わる。ギリシア世界で、人が住まっている全地域を地図に描くことを、はじめてなし遂げた。主要著作に、『自然に ついて』、『大地周航記』、『彷徨わぬ者たち(恒星)について』、『天球論』などがあったとされるが、いずれも現在に伝わっていない。存在するものの元の もの(始源・アルケー)が「無限なるもの」(ト・アペイロン, τὸ ἄπειρον)であることを論じた[2]。著作断片には以下のように記されている。
★
存在する諸事物の元のもの(アルケー)は、無限なるもの(ト・アペイロン)である。・・・・・・存在する諸事物にとってそれから生成がなされる源、その当
のものへと、消滅もまた必然に従ってなされる。なぜなら、それらの諸事物は、交互に時の定めに従って、不正に対する罰を受け、償いをするからである。
| Ἀναξίμανδρος |
Anaximandre:Fragments | Anaximander : Fragments |
| A.9 | ||
| τῶν δὲ ἓν καὶ κινούμενον καὶ ἀπειρον λεγόντων Ἀ. μἐν Πραξιάδου Μιλήσιος Θαλοῦ γενόμενος διάδοχος καὶ μαθητὴς ἀρχήν τι καὶ στοιχεῖον εἴρηκε τῶν ὄντων τὸ ἄπειρον, πρῶτος τοῦτο τοὔνομα κομίσας τῆς ἀρχῆς. λέγει δ' αὐτὴν μήτε ὕδωρ μήτε ἄλλο τι τῶν καλουμένων εἶναι στοιχείων, ἀλλ' ἑτέραν τινὰ φύσιν ἄπειρον, ἐξ ἧς ἅπαντας γίνεσθαι τοὺς οὐρανοὺς καὶ τοὺς ἐν αὐτοῖς κόσμους· ἐξ ὧν δὲ ... τάξιν [Β 1], ποιητικωτέροις οὕτως ὀνόμασιν αὐτὰ λέγων. | Anaximandre de Milet, fils de Praxiadès, concitoyen et associé de Thales disait que la cause matérielle et l'élément premier des choses était l'infini, et il fut le premier à appeler de ce nom la cause matérielle. Il déclare que ce n'est ni l'eau ni aucun autre des prétendus éléments, mais une substance différente de ceux-ci, qui est infinie, et de laquelle procèdent tous les cieux et les mondes qu'ils renferment. Et les choses retournent à ce dont elles sont sorties «comme il est prescrit ; car elles se donnent réparation et satisfaction les unes aux autres de leur injustice, suivant le temps marqué », comme il le dit en ces termes quelque peu poétiques. Phys. Op. fr. 2 (R. P. 16; DV2, 9). | Anaximander
of Miletos, son of Praxiades, a fellow-citizen and associate of Thales,
said that the material cause and first element of things was the
Infinite, he being the first to introduce this name for the material
cause. He says it is neither water nor any other of the so-called
elements, but a substance different from them, which is infinite, from
which arise all the heavens and the worlds within them. And into that
from which things take their rise they pass away once more, "as is
ordained; for they make reparation and satisfaction to one another for
their injustice according to the appointed time," as he says in these
somewhat poetical terms. —Phys. Op. fr. 2 (R. P. 16). |
| A.10 | ||
| ὑπάρχειν δέ
φησι τῷ μὲν σχήματι τὴν γῆν κυλινδροειδῆ, ἔχειν δὲ τοσοῦτον βάθος ὅσον
ἂν εἴη τρίτον πρὸς τὸ πλάτος. φησὶ δὲ τὸ ἐκ τοῦ ἀιδίου γόνιμον θερμοῦ
τε καὶ ψυχροῦ κατὰ τὴν γένεσιν τοῦδε τοῦ κόσμου ἀποκριθῆναι καί τινα ἐκ
τούτου φλογός σφαῖραν περιφυῆναι τῷ περὶ τὴν γῆν ἀέρι ὡς τῷ δένδρῳ
φλοιόν· ἧστινος ἀπορραγείσης καὶ εἴς τινας ἀποκλεισθείσης κύκλους
ὑποστῆναι τὸν ἥλιον καὶ τὴν σελήνην καὶ τοὺς ἀστέρας. |
Il dit que la
Terre est de forme cylindrique, et que sa profondeur est égale au
tiers de sa largeur. Il dit qu'à l'origine de ce monde une chose
capable de produire le chaud et le froid fut séparée de l'éternel. Il
s'en forma une sphère de flamme qui se développa autour de l'air qui
encercle la Terre, comme l’écorce croît autour d'un arbre. Quand elle
eut été déchirée et enfermée en de certains anneaux, le soleil, la lune
et les étoiles vinrent à l'existence. — ps. Plut. Strom.fr. 2. (R. P.
19 ; DV, 2, 10.) | He
says that the earth is cylindrical in form, and that its depth is as a
third part of its breadth. He says that something capable of begetting
hot and cold was separated off from the eternal at the origin of this
world. From this arose a sphere of flame which grew round the air
encircling the earth, as the bark grows round a tree. When this was
torn off and enclosed in certain rings, the sun, moon, and stars came
into existence.—Ps.-Plut. Strom. fr. 2 (R. P. 19). |
| A.11 | ||
| ταύτην δ' ἀίδιον εἶναι καὶ ἀγήρω [Β 2], ἣν καὶ πάντας περιέχειν τοὺς κόσμους. πρὸς δὲ τούτῳ κίνησιν ἀίδιον εἶναι, ἐν ἧι συμβαίνει γίνεσθαι τοὺς οὐρανούς.(3) τὴν δὲ γῆν εἶναι μετέωρον ὑπὸ μηδενὸς κρατουμένην, μένουσαν δὲ διὰ τὴν ὁμοίαν πάντων ἀπόστασιν. τὸ δὲ σχῆμα αὐτῆς γυρόν, στρογγύλον, κίονι λίθῳ παραπλήσιον [Β 5]· τῶν δὲ ἐπιπέδων ᾧ μὲν ἐπιβεβήκαμεν, ὃ δὲ ἀντίθετον ὑπάρχει.(4) τὰ δὲ ἄστρα γίνεσθαι κύκλον πυρός, ἀποκριθέντα τοῦ κατὰ τὸνκόσμον πυρός, περιληφθέντα δ' ὑπὸ ἀέρος. ἐκπνοὰς δ' ὑπάρξαι πόρους τινὰς αὐλώδεις, καθ' οὓς φαίνεται τὰ ἄστρα· διὸ καὶ ἐπιφρασσομένων τῶν ἐκπνοῶν τὰς ἐκλείψεις γίνεσθαι.(5) τὴν δὲ σελήνην ποτὲ μὲν πληρουμένην φαίνεσθαι, ποτὲ δὲ μειουμένην παρὰ τὴν τῶν πόρων ἐπίφραξιν ἢ ἄνοιξιν. εἶναι δὲ τὸν κύκλον τοῦ ἡλίου ἑπτακαιεικοσαπλασίονα * * * τῆς σελήνης, καὶ ἀνωτάτω μὲν εἶναι τὸν ἥλιον, * * * κατωτάτω δὲ τοὺς τῶν ἀπλανῶν * * * ἀστέρων κύκλους· (6) τὰ δὲ ζῶια γίνεσθαι <ἐξ ὑγροῦ> ἐξατμιζομένου ὑπὸ τοῦ ἡλίου. τὸν δὲ ἄνθρωπον ἑτέρῳ ζώιῳ γεγονέναι, τουτέστι ἰχθύι, παραπλήσιον κατ' ἀρχάς. |
Il
dit qu'elle est éternelle et toujours jeune, et qu'elle environne tous
les mondes (Hipp. Réf. I, 6 (R. P. 17 a ; DV 2, 11,1). Et à part cela, il y avait un mouvement éternel au cours duquel s'accomplit la naissance des mondes. La terre plane librement, sans être soutenue par rien. Elle demeure en place parce qu'elle est à égale distance de tout. La forme en est convexe et ronde, pareille à une colonne de pierre. Nous sommes sur l'une des surfaces, et l'autre est du côté opposé. Les corps célestes sont des roues de feu séparées du feu qui encercle le monde, et encloses dans l’air. Et elles ont des évents pour respirer, sortes de trous pareils à des tuyaux, par lesquels sont vus les corps célestes. Pour celte raison, aussi, lorsque les évents sont obstrues, les éclipses se produisent. Et la lune semble tantôt croître et tantôt décroître, selon que ces trous s'ouvrent ou se ferment. Le cercle du soleil est vingt-sept fois plus grand que celui (de la terre, tandis que celui) de la lune est dix-huit fois aussi grand. Le soleil est le plus haut de tous, et les roues des étoiles fixes sont les plus basses. Les créatures vivantes naquirent de l'élément humide, quand il eut été évaporé par le soleil. L'homme était, au début, semblable à un autre animal, à savoir à un poisson. — Hipp., Réf. l, 6 (R. P. 22 a; DV 2, 11, 6). La pluie est produite par l'humidité pompée de la terre par le soleil. — Hipp. Réf. l, 6, 7 (Dox. p. 560; DV, 2, 11). | He says that this is eternal and ageless, and that it encompasses all the worlds.—Hipp. Ref. i. 6 (R. P. 17 a). And besides this, there was an eternal motion, in the course of which was brought about the origin of the worlds. The earth swings free, held in its place by nothing. It stays where it is because of its equal distance from everything. Its shape is convex and round, and like a stone pillar. We are on one of the surfaces, and the other is on the opposite side. The heavenly bodies are wheels of fire separated off from the fire which encircles the world, and enclosed in air. And they have breathing-holes, certain pipe-like passages at which the heavenly bodies are seen. For this reason, too, when the breathing-holes are stopped, eclipses occur. And the moon appears now to wax and now to wane because of the stopping and opening of the passages. The circle of the sun is twenty-seven times the size (of the earth, while that) of the moon is eighteen times as large. The sun is highest of all, and lowest are the wheels of the fixed stars. Living creatures arose from the moist element as it was evaporated by the sun. Man was like another animal, namely, a fish, in the beginning.—Hipp. Ref. 1. 6 (R. P. 22 a). Rain was produced by the moisture drawn up from the earth by the sun.—Hipp. Ref, i. 6, 7 (Dox. p. 560). |
| A.16 | ||
| ἀλλὰ μὴν οὐδὲ ἓν καὶ ἁπλοῦν εἶναι ἐνδέχεται τὸ ἄπειρον σῶμα, οὔτε ὡς λέγουσί τινες [...] τὸ παρὰ τὰ στοιχεῖα, ἐξ οὗ ταῦτα γεννῶσιν, οὔθ' ἁπλῶς. εἰσὶ γάρ τινες οἳ τοῦτο ποιοῦσι τὸ ἄπειρον, ἀλλ' οὐκ ἀέρα ἢ ὕδωρ, ὡς μὴ τἆλλα φθείρηται ὑπὸ τοῦ ἀπείρου αὐτῶν· ἔχουσι γὰρ πρὸς ἄλληλα ἐναντίωσιν, οἶον ὁ μὲν ἀὴρ ψυχρός, τὸ δ' ὕδωρ ὑγρόν, τὸ δὲ πῦρ θερμόν· ὧν εἰ ἦν ἓν ἄπειρον, ἔφθαρτο ἂν ἤδη τἆλλα· νῦν δ' ἕτερον εἶναί φασι, ἐξ οὗ ταῦτα. νgl.Metaph. Λ 2 [59 Α 61]. | D'ailleurs,
il ne peut pas y avoir un corps un et simple qui soit infini, ni, comme
le prétendent quelques-uns, un corps distinct des éléments — lesquels
en dérivent ensuite — ni un corps sans cette qualification. Car il est
des philosophes qui font de ce corps (distinct des éléments) l'infini,
au lieu de le placer dans l'air ou dans l'eau, pour éviter que les
autres choses ne soient détruites par leur infinité. Ils (les éléments)
sont en opposition l'un à l'autre — l'air est froid, l'eau humide, et
le feu chaud — et c'est pourquoi, si l'un d'eux était infini, les
autres cesseraient d'exister à l'instant. Aussi ces philosophes
disent-ils que l'infini est autre chose que les éléments, et que c'est
de lui que ceux-ci procèdent. Arist. Phys. Γ, 5, 204 b 22 (R. P. 16 b;
DV, 2, 16). | Further,
there cannot be a single, simple body which is infinite, either, as
some hold, one distinct from the elements, which they then derive from
it, nor without this qualification. For there are some who make this
(i.e. a body distinct from the elements) the infinite, and not air or
water, in order that the other things may not be destroyed by their
infinity. They are in opposition one to another—air is cold, water
moist, and fire hot—and therefore, if any one of them were infinite,
the rest would have ceased to be by this time. Accordingly they say
that is infinite is something other than the elements, and from it the
element arise. Arist. Phys. Γ, 5, 204 b 22 (R. P. 16 b). |
| A.17 | ||
| οἱ μὲν γὰρ ἀπείρους τῷ πλήθει
τούς κόσμους ὑποθέμενοι, ὡς οἱ περὶ Ἀ. καὶ Λεύκιππον καὶ Δημόκριτον καὶ
ὕστερον οἱ περὶ Ἐπίκουρον, γινομένους αὐτοὺς καὶ φθειρομένους ὑπέθεντο
ἐπ' ἄπειρον, ἄλλων μὲν ἀεὶ γινομένων ἄλλων δὲ φθειρομένων καὶ τὴν
κίνησιν ἀίδιον ἔλεγον· ἄνευ γὰρ κινήσεως οὐκ ἔστι γένεσις ἢ φθορὰ. |
Ceux qui admettaient des mondes
innombrables, par exemple Anaximandre, Leucippe, Démocrite et, à une
date postérieure, Epicure, soutenaient qu'ils naissaient et périssaient
à l'infini, quelques-uns venant sans cesse à l'existence et d'autres
périssant. |
Those who assumed innumerable
worlds, e.g. Anaximander, Leukippos, Demokritos, and, a later date,
Epicurus, held that they came into being and others passing away. |
| A.18 |
||
| Ἀ. [sc. τὰ ἄστρα εἶναι] πιλήματα ἀέρος τροχοειδῆ, πυρὸς ἔμπλεα, κατά τι μέρος ἀπὸ στομίων ἐκπνέοντα φλόγας. 15, 6 (D. 345) Ἀ. καὶ Μητρόδωρος ὁ Χῖος καὶ Κράτης ἀνωτἀτω μὲν πάντων τὸν ἥλιον τετάχθαι, μετ' αὐτὸν δὲ τὴν σελήνην, ὑπὸ δὲ αὐτοὺς τὰ ἀπλανῆ τῶν ἄστρων καὶ τοὺς πλάνητας. 16, 5 (D. 345) Ἀ. ὑπὸ τῶν κύκλων καὶ τῶν σφαιρῶν, ἐφ' ὧν ἕκαστος [sc. ἀστήρ] βέβηκε, φέρεσθαι [sc. τοὺς ἀστέρας]. | Anaximandre disait que les
étoiles sont des condensations d'air pareilles à des cerceaux, pleines
de feu, soufflant des flammes à un certain point par des orifices. Le
soleil est le plus haut de toutes ; après lui vient la lune, et
au-dessous de celle-ci les étoiles fixes et les planètes. — Aétius, II,
13, 7; 15, 6 (R. P. 19 a ; DV 2, 18). |
Anaximander said the stars were
hoop-like compressions of air, full of fire, breathing out flames at a
certain point from orifices. The sun was highest of all, after it came
the moon, and below these the fixed stars and the planets.—Aetios, ii.
13, 7; 15, 6 (R P. 19 a). |
| A.21 |
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| Ἀ. ἄνεμον εἶναι ῥύσιν ἀέρος τῶν λεπτοτάτων ἐν αὐτῷ καὶ ὑγροτάτων ὑπὸ τοῦ ἡλίου κινουμένων ἢ τηκομένων. |
Anaximandre soutenait que le
vent est un courant d'air (c'est-à-dire de vapeur) qui s'élève quand
ses particules les plus fines ci les plus humides sont mises en
mouvement ou dissoutes par le soleil. — Aét. III, 6,1 (Dox. p. 374 ;
DV, 2, 24). |
Anaximander held that wind was a
current of air (i.e. vapour) which arose when its finest and moistest
particles were set in motion or dissolved by the sun.—Aet. iii. 6, i
(Dox. P- 374). |
| A.22 |
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| Ἀ. [sc. τὴν σελήνην] κύκλον εἶναι ἐννεακαιδεκαπλασίονα τῆς γῆς… |
Anaximandre disait que la lune est un anneau dix-huit fois aussi grand que la terre... —Aét. II, 25, 1. (Dox. p. 355; DV 2, 22.) |
Anaximander said the moon was a ring eighteen times the size of the earth. . . .—Aet. ii. 25, i (Dox, p. 355). |
| A.23 |
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| περὶ βροντῶν ἀοτραπῶν κεραυνῶν
πρηστήρων τε καὶ τυφώνων. Ἀ. ἐκ τοῦ πνεύματος ταυτὶ πάντα ονμβαίνειν·
ὅταν γὰρ περιληφθὲν νέφει παχεῖ βιασάμενον ἐκπέσῃ τῇ λεπτομερείαι καὶ
κουφότητι, τόθ' ἡ μὲν ῥῆξις τὸν ψόφον, ἡ δὲ διαστολὴ παρὰ τὴν μελανίαν
τοῦ νέφους τὸν διαυγασμὸν ἀποτελεῖ. |
Anaximandre soutenait que le
tonnerre et l'éclair sont causés par le vent. Quand il est enfermé dans
un nuage épais et qu'il s'échappe avec violence, la rupture du nuage
produit le bruit, et la déchirure offre l'aspect lumineux par contraste
avec l'obscurité du nuage.—Aét. III, 3, 1 (Dox. p. 367 ; DV, 2, 23). |
Anaximander held that thunder
and lightning were caused by the blast. When it is shut up in a thick
cloud and bursts forth with violence, then the breakage of the cloud
makes the noise, and the rift gives the appearance of a flash by
contrast with the darkness of the cloud.—Aet. iii. 3, i (Dox. p. 367). |
| A.24 | ||
| Ἀ. ἄνεμον εἶναι ῥύσιν ἀέρος τῶν λεπτοτάτων ἐν αὐτῷ καὶ ὑγροτάτων ὑπὸ τοῦ ἡλίου κινουμένων ἢ τηκομένων. |
Anaximandre soutenait que le
vent est un courant d'air (c'est-à-dire de vapeur) qui s'élève quand
ses particules les plus fines ci les plus humides sont mises en
mouvement ou dissoutes par le soleil. — Aét. III, 6,1 (Dox. p. 374 ;
DV, 2, 24). |
Anaximander held that wind was a
current of air (i.e. vapour) which arose when its finest and moistest
particles were set in motion or dissolved by the sun.—Aet. iii. 6, i
(Dox. P- 374). |
| A.27 | ||
| Ἀ. τὴν θάλασσάν φησιν εἶναι τῆς
πρώτης ὑγρασίας λείψανον, ἧς τὸ μὲν πλεῖον μέρος ἀνεξήρανε τὸ πῦρ, τὸ
δὲ ὑπολειφθὲν διὰ τὴν ἔκκαυσιν μετέβαλεν. |
La mer est ce qui reste de
l'humidité primordiale. Le feu en a desséché la plus grande partie, et
transformé le reste en sel en le brûlant. — Aét. III, 16, 1. (R. P. 20
a; DV 2, 27.) |
The sea is what is left of the
original moisture. The fire has dried up most of it and turned the rest
salt by scorching it—Aet. iii. 16, i (R. P. 20 a). |
Ἀ. ἐν ὑγρῷ γεννηθῆναι τἀ πρῶτα ζῶια φλοιοῖς περιεχόμενα ἀκανθώδεσι, προβαινούσης δὲ τῆς ἡλικίας ἀποβαίνειν ἐπὶ τὸ ξηρότερον καὶ περιρρηγνυμένου τοῦ φλοιοῦ ἐπ' ὀλίγον χρόνον μεταβιῶναι. |
A.30 Les premiers animaux furent produits dans l'humide, enfermés chacun dans une écorce épineuse. Avec le temps ils firent leur apparition sur la partie la plus sèche. Quand l'écorce éclata, ils modifièrent leur genre de vie en peu de temps. —Aét.V, 19, 1 (R. P., 22; DV, 2,30). |
The first animals were produced in the moisture, each enclosed in a prickly bark. As they advanced in age, they came out upon the drier part When the bark broke off, they survived for a short time.—Aet v. 19, i (R. P. 22). |
| οὐ γὰρ ἐν τοῖς αὐτοῖς ἐκεῖνος ἰχθῦς καὶ ἀνθρώπους, ἀλλ' ἐν ἰχθύσιν ἐγγενέσθαι τὸ πρῶτον ἀνθρώπους ἀποφαίνεται καὶ τραφέντας, ὥσπερ οἱ γαλεοί, καὶ γενομένους ἱκανους ἑαυτοῖς βοηθεῖν ἐκβῆναι τηνικαῦτα καὶ γῆς λαβέσθαι. | Il prétend qu'au début les êtres humains naquirent dans l'intérieur de poissons, et qu'après avoir été nourris comme les requins, et être devenus capables de se protéger eux-mêmes, ils furent finalement jetés sur le rivage, et prirent terre. — Plut. Symp. Quaest., 730 f (R. P., 22; DV 2, 30). | He declares that at first human beings arose in the inside of fishes, and after having been reared like sharks, and become capable of protecting themselves, they were finally cast ashore and took to land.—Plut Symp. Quaest, 730 f (R. P. 22.). |
| http://philoctetes.free.fr/unianaximandre.htm |
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| ニーチェ |
ディールス |
ハイデガー |
| ニーチェ<事物がそこからしてその生成を持つところのものへと、それらは又必然的に没落しなければならない。何故ならばそれらは、時間の順序に従って罪の償いをなし、又その不正の故に裁きを受けなければならないからである。 (Woher die Dinge ihre Entstehung haben, dahin müezen sie auch zu Grunde gehen, nach der Notwendigkeit; den sie müezen Buße zahlen und für ihre Ungerechtigkeit gerichtet warden, gemäß der Ordnung der Zeit.)> |
ディールス<併しながら事物がそこからして生成を持つところのものへと、それらの消滅も又必然的に向かうのである。何故ならばそれらは、定められた時間に従って、その非道の故に相互に罰を受け、又相互に罪の償いをなすことになるからである。 (Woher aber die Dinge das Entstehen haben, dahin geht auch ihr Vergehen nach der Notwendigkeit; denn sie zahlen einander Strafe und Buße für ihre Ruchlosigkeit nach der festgesetzen Zeit.)> |
ハイデガー<併しながら、そこからして事物に生成があるところのもの、そのものへとまた消滅は必然に従って起る。即ち事物は、時間の順序に従って、相互に不正のゆえに裁きと罰とを与えあうのである。 (Aus welchem aber das Entstehen ist den Dingen, auch das Entgehen zu diesem entsteht nach dem Notwendigen; sie geben nämlich Recht und Buße einander für die Ungerechtigkeit nach der Zeit Anordnung.)> |
| https://x.gd/iP8Re |
★アナクシマンドロス/アナクシマンダー

Anaximandre,
détail de L'École d'Athènes de Raphaël, 1510-1511, Vatican (Rome).
アナクシマンドロス、『アテネの学堂』の細部(ラファエロ作、1510-1511年、バチカン(ローマ))。
| Anaximandre
de Milet en grec ancien : Ἀναξίμανδρος / Anaxímandros) (vers 610 – vers
546 av. J.-C.) est un philosophe et savant grec présocratique. On
suppose qu'il succéda à Thalès comme maître de l'école milésienne, et
il aurait eu Xénophane, Pythagore et Anaximène parmi ses élèves. Anaximandre est le premier Grec connu à avoir tenté de décrire et expliquer l'origine et l'organisation de tous les aspects du monde d'un point de vue que l'on qualifie rétrospectivement de scientifique[2]. Nombre de philosophes et commentateurs contemporains estiment pour cette raison que les théories d'Anaximandre représentent une étape essentielle et révolutionnaire de l'histoire des sciences[3]. Anaximandre passe également pour le premier philosophe à avoir consigné ses travaux par écrit, mais seules quelques phrases sont parvenues jusqu'à nous. Les témoignages antiques permettent de se faire une idée de leur nature et de leur étendue, qui couvre la philosophie, l'astronomie, la physique, la biologie, la géométrie et la géographie. |
ミレトスのアナクシマンドロス(古代ギリシア語:
Ἀναξίμανδρος / Anaxímandros)(紀元前610年頃 –
紀元前546年頃)は、前ソクラテス期のギリシアの哲学者であり学者である。彼はタレスの後を継いでミレトス学派の指導者となったとされ、その弟子にはク
セノパネス、ピタゴラス、アナクシマネスらがいたとされる。 アナクシマンドロスは、後世において科学的と評される視点から、世界のあらゆる側面の起源と構造を描写し説明しようと試みた、知られている最初のギリシャ 人である[2]。このため、多くの現代の哲学者や評論家は、アナクシマンドロスの理論が科学史における不可欠かつ画期的な段階を表していると見なしている [3]。 アナクシマンドロスはまた、自身の研究を文書に残した最初の哲学者ともされているが、現存するのはわずか数行に過ぎない。古代の記録から、その内容と範囲について推測することができる。その範囲は、哲学、天文学、物理学、生物学、幾何学、地理学に及んでいる |
| Biographie Anaximandre, fils de Praxiadès, est né à Milet durant la troisième année de la 42e olympiade (610 av. J.-C.)[4]. Selon Apollodore d'Athènes, il était âgé de soixante-quatre ans dans la seconde année de la 58e olympiade (547-546 av. J.-C.) et il mourut peu de temps après. Il aurait ainsi connu son apogée aux environs de l’époque de Polycrate, tyran de Samos (538-522 av. J.-C.)[5]. Compatriote et élève de Thalès, il semble également qu’il fut l'un de ses parents (selon la Souda). La mort d’Anaximandre serait contemporaine de la naissance d’Héraclite[6]. Dans ses Discours[7], Thémistios mentionne qu’Anaximandre aurait été « le premier des Grecs connus à publier un ouvrage écrit sur la nature » et, par ce fait même, ses documents auraient été parmi les premiers textes grecs écrits en prose[8],[9]. Il n'existe pourtant aucune mention de ses textes avant Aristote, et, pour cette raison, l'on suppose parfois[10] que, du temps de Platon, sa philosophie était tombée dans l’oubli ; c'est Aristote qui l'aurait redécouverte, et c’est à Aristote, à Théophraste et à quelques doxographes que l’on doit les fragments qui nous restent. Théophraste a écrit qu'Anaximandre est le premier à nommer « Monde » l'Univers[11]. Les Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres[12] de Diogène Laërce rapportent qu'ayant appris que les enfants se moquaient de lui quand il chantait, il aurait répondu qu'il lui faudrait alors apprendre à mieux chanter, pour les enfants. D’après Élien, les Milésiens l’auraient chargé de diriger une colonie vers Apollonie du Pont, sur la côte thrace du Pont-Euxin, ce qui laisse penser qu’il fut un citoyen d’une certaine notoriété. En effet, les Histoires variées[13] expliquent que les philosophes laissaient parfois le confort de leurs pensées pour s’occuper d’affaires politiques. Il est donc fort probable qu'il y fut envoyé à titre de législateur pour y apporter une constitution ou encore pour y maintenir le pouvoir par Milet. |
略歴 アナクシマンドロス(プラクシアデスの子)は、第42回オリンピアードの3年目(紀元前610年)にミレトスで生まれた[4]。アテネのアポロドーロスに よれば、彼は第58回オリンピアードの2年目(紀元前547-546年)に64歳であり、その直後に死去した。したがって、彼はサモスの専制君主ポリクラ テス(紀元前538-522年)の時代頃に全盛期を迎えたと考えられる[5]。タレスの同郷人であり弟子であった彼は、(スダによれば)タレスの親族の一 人でもあったようだ。アナクシマンドロスの死は、ヘラクレイトスの誕生と同時期であったとされる[6]。 テミスティオスは『談話集』[7]の中で、アナクシマンドロスが「自然について書かれた著作を発表した、知られている限りでは最初のギリシア人」であった と述べている。それゆえ、彼の著作は散文で書かれた最初のギリシア語テキストの一つであったと考えられる[8],[9]。 しかし、アリストテレス以前には彼の著作に関する言及は一切存在せず、そのため、プラトンの時代には彼の哲学は忘れ去られていたと推測されることもある [10]。アリストテレスがそれを再発見したとされ、現存する断片はアリストテレス、テオフラストス、および数人のドクソグラフたちによるものである。テ オフラストスは、アナクシマンドロスが宇宙を「世界」と呼んだ最初の人物であると記している[11]。 ディオゲネス・ラエルティオスの『著名な哲学者たちの生涯、教義、格言』[12]によれば、彼が歌っているのを子供たちが嘲笑していると知った際、彼は「それなら子供たちのために、もっと上手に歌うことを学ばなければならない」と答えたという。 エウリペデスによれば、ミレトス人は彼に、エウキシノス海(黒海)のトラキア沿岸にあるアポロニア・ポンティカへの植民地開拓を指揮するよう命じたとされ る。これは、彼が一定の知名度を持つ市民であったことを示唆している。実際、『諸史』[13]によれば、哲学者たちは時折、思索の安らぎを離れて政治的な 事柄に取り組みることがあった。したがって、彼がミレトスの権力を維持するため、あるいは憲法を制定するために、立法者として派遣された可能性は極めて高 い。 |
| Idées L'Origine de toutes choses Les premiers philosophes grecs cherchaient l'origine ou principe des choses. Anaximandre aurait été le premier philosophe à employer le terme grec ἀρχή / arkhế pour désigner l'objet de cette recherche[14]. Celui-ci signifiait jusqu'alors le « commencement », l'« origine » ; à partir d'Anaximandre, il ne s'agit plus seulement d'un point dans le temps, mais d'une origine perpétuelle, qui engendre continuellement ce qui est. Ce principe des choses est pour Anaximandre l’ἄπειρον / ápeiron (« infini » ou « illimité »). Hippolyte de Rome (I, 5), et plus tard Simplicius attribuent à Anaximandre la paternité de ce mot pour désigner le principe originel. L'apeiron En suivant et résumant les témoignages qui nous sont parvenus, on peut dire qu'Anaximandre concevait l'apeiron comme la substance ou principe originel[15], source, réceptacle de tout, éternel et indestructible, la cause complète de la génération et de la destruction de tout[16]. Pour Anaximandre, le principe des choses n’est rien de déterminé, il n'est pas un des éléments, comme c'était le cas chez Thalès. Pas plus qu'il ne s'agit de quelque chose d’intermédiaire entre l’air et l’eau, ou l'air et le feu, plus dense que l'air et le feu et plus subtil que l'eau et la terre[17]. Le raisonnement sous-jacent à cette conception d'Anaximandre du principe de toutes choses semble pouvoir être reconstitué de la manière suivante[18],[19] : tout ce qui devient a un commencement, une fin, en bref des limites spatio-temporelles ; ce qui a un commencement et une fin ne peut être la cause éternelle de tous les êtres. Donc seul ce qui est illimité et indéterminé peut être une cause universelle, indestructible et permanente. Difficultés d'interprétation Le terme apeiron a donné lieu à de nombreuses interprétations, depuis Aristote jusqu'à aujourd’hui. Les différentes traductions possibles du mot grec (en français par exemple : infini, indéfini, indéterminé, illimité) illustrent les incertitudes liées à cette notion. Si l'ensemble des commentateurs s'accordent sur quelques traits généraux, les discussions de détail ne permettent pas de décider de manière certaine de ce que voulait dire Anaximandre. Pour expliquer cette impossibilité de déterminer la pensée exacte d'Anaximandre, certains commentateurs soulignent que les sources ne sont pas seulement rares : elles ne sont pas cohérentes, et un témoignage peut même se contredire lui-même, comme si les anciens lecteurs d'Anaximandre éprouvaient de la difficulté à le comprendre[20]. Quelques commentateurs avancent à ce sujet que c'est peut-être finalement la pensée même d'Anaximandre qui est intrinsèquement incertaine et confuse, et que cette partie métaphysique de son œuvre est loin d'avoir la même valeur que ses contributions scientifiques[21]. Étymologie L'étymologie du mot grec apeiron est elle-même sujette à discussions. Ces discussions sont particulièrement importantes dans la mesure où il s'agit d'une part de savoir comment le mot était utilisé du temps d'Anaximandre, et d'autre part de comprendre l'usage spécifique qu'en fait Anaximandre. Selon l'étymologie la plus courante, apeiron vient de peras, la limite, auquel est joint le préfixe privatif « a- ». L’apeiron serait donc ce qui est privé de limites, par exemple de limites dans l'espace ou dans le temps[21]. La mer est apeiron pour un Grec ancien : on peut parcourir son immensité, sans parvenir à en atteindre les limites. Selon une autre étymologie, apeiron vient de peraô, traverser, parcourir, et signifierait donc « ce que l'on ne peut traverser »[21]. Il n'y a pas obligatoirement dans ce cas une idée d'absence de limites : est apeiron ce qui peut se parcourir, mais qui est par exemple trop vaste pour qu'on en puisse découvrir le terme. L'utilisation de ce mot et de mots de la même famille chez d'autres auteurs grecs précédant Anaximandre nous éclaire sur cette seconde étymologie. Ainsi, chez Homère, la mer est-elle apeiron ; autrement dit, la mer est vaste, et donne l'impression d'une grandeur qu'un homme ne peut parcourir d'un bout à l'autre, ce qui est le cas également de l'immensité sans fin de la Terre. La mer et la Terre n'en sont pas moins des réalités limitées[22]. Dans le même ordre d'idées, le mot peut qualifier des sphères et des cercles que l'on peut parcourir sans parvenir jamais à une fin. L’apeiron est illimité Conformément à la première étymologie du mot, l’apeiron ne possède pas de limites. Cette absence de limites peut être comprise de manière quantitative et/ou qualitative. Selon une interprétation quantitative de la notion de limite, cela peut signifier deux choses : qu'il n'a pas de contours précis et qu'il est immense, c'est-à-dire qu'il est infini en grandeur, spatialement. Ainsi, pour Abel Rey, il s'agit d'un « flou indéfiniment plastique, et immense en même temps[23] ». Pour Kahn, de manière semblable, c'est « une masse immense et inépuisable, qui s'étend à l'infini de tout côté. […] L'Illimité est ce que nous appelons l'espace infini[24] ». Dans cette dernière interprétation, l'espace et la matière sont conçus conjointement. Cette compréhension quantitative de l’apeiron est cependant jugée insuffisante[23], dans la mesure où elle ne tiendrait pas compte de l'illimitation qualitative de l'apeiron, c'est-à-dire de son indétermination déjà perceptible dans l'idée qu'il n'a pas de contours. L’apeiron est indéterminé Selon une interprétation qualitative de la notion de limite, l’apeiron est dépourvu de limites internes, et non pas seulement de contours c'est-à-dire de limites externes[25]. Il n'y a pas en lui de distinctions telles que celles qui existent entre des objets de différentes natures, et il ne peut ressembler à rien de déterminé, comme les éléments. Il n'y a donc rien qui le définirait et il n'est d'aucune sorte ou genre[26]. L’apeiron est inengendré En tant que principe de tout, l'apeiron ne peut provenir de rien, c'est-à-dire qu'il n'a pas lui-même de principe et qu'il est inengendré. Il n'a donc pas non plus de commencement, qui serait une limite temporelle, et il n'a pas de fin pour la même raison[27],[28]. Il est de ce fait qualifié d'immortel et d'impérissable, d'éternel et sans âge, ce qui souligne son caractère originel : l’apeiron existe de tout temps, son existence est permanente[28]. L’apeiron est cause génératrice Inengendré et éternel, l'apeiron est la cause permanente de toutes les autres choses, de leur naissance comme de leur destruction. Se pose alors ici la question de savoir comment Anaximandre concevait la relation entre le principe et les choses dont il est le principe, question qui soulève deux problèmes : l’apeiron est-il immanent au devenir ou distinct de lui ? Comment l’apeiron engendre-t-il les choses ? Deux solutions très différentes ont été proposées pour résoudre le premier problème : la première solution possible, dont on trouve l'origine chez Aristote[29], consiste à dire que l’apeiron est un mélange des opposés et qu'il est donc immanent au devenir, qu'il en est la matière[30]. Cette interprétation est soutenue au xxe siècle par Guthrie[28] pour qui l'apeiron n'a pas de qualités propres (selon l'idée que le principe est qualitativement indéfini), mais contient en lui toutes les qualités qui se sépareront de lui par la suite et qui formeront le devenir. Cette interprétation est soutenue également par Abel Rey et Kahn, cités dans une section précédente, pour qui l’apeiron est une quantité de matière informe et illimitée. Toutefois, plusieurs commentateurs[31],[32] proposent une deuxième solution, en soutenant que l’apeiron doit se distinguer intrinsèquement de ce qu'il produit : il n'est rien de matériel, ne contient pas littéralement ce qu'il produit, car, n'étant pas qualitativement défini, il n'en est pas composé. Il n'est donc ni un mélange ni un intermédiaire entre les éléments[33], et il ne sera pas plus l'espace infini que la matière, de même qu'il n'existera pas dans le temps, puisqu'il est l'origine de toutes ces choses. Selon cette interprétation, puisque l'apeiron est une cause génératrice, on ne saurait le confondre avec un quelconque substrat matériel. Cette dernière interprétation conduit au second problème : si l’apeiron n'est rien de matériel, comment Anaximandre peut-il en faire une cause génératrice des choses ? En tant que tel, ce principe ne peut faire en effet l'objet d'une connaissance déterminée[30] ; comment dans ce cas pourrait-il être un principe d'explication de ce qui est ? C'est la description de la formation de l'univers, c'est-à-dire la cosmologie, qui va permettre de voir plus en détail ce qu'il en est de ce problème de l'engendrement des choses. |
アイデア 万物の起源 初期のギリシャの哲学者たちは、万物の起源や原理を探求していた。アナクシマンドロスは、この探求の対象を指すためにギリシャ語のἀρχή / arkhếという用語を用いた最初の哲学者であったとされる[14]。それまでこの言葉は「始まり」や「起源」を意味していたが、アナクシマンドロス以 降、それは単なる時間上の点ではなく、存在を絶えず生み出す永遠の起源を指すようになった。 アナクシマンドロスにとって、この万物の原理こそがἄπειρον / ápeiron(「無限」または「無制限」)である。ローマのヒッポリュトス(I, 5)や、後のシンプリキウスは、この原初原理を指す言葉の考案者をアナクシマンドロスとしている。 アペイロン 現存する証言を追跡し要約すれば、アナクシマンドロスはアペイロンを、万物の根源たる実体または原理[15]、万物の源であり受け皿であり、永遠かつ不滅 であり、万物の生成と消滅の完全な原因[16]として捉えていたと言える。アナクシマンドロスにとって、万物の原理は特定の何ものでもなく、タレスの場合 のように四元素の一つでもない。また、空気と水、あるいは空気と火の中間にあるようなものでもなく、空気や火よりも密度が高く、水や土よりも微細なもので もない[17]。 アナクシマンドロスの万物の原理に関するこの観念の根底にある推論は、次のように再構成できると思われる[18],[19]。生じるものすべてには始まり と終わり、つまり時空間的な限界がある。始まりと終わりを持つものは、あらゆる存在の永遠の原因となり得ない。したがって、無限かつ不定なもののみが、普 遍的かつ不滅で恒久的な原因となり得る。 解釈上の難点 「アペイロン」という用語は、アリストテレスから今日に至るまで、数多くの解釈を生んできた。このギリシャ語の単語に対する様々な翻訳の可能性(例えばフ ランス語では:無限、不定、不確定、無制限)は、この概念にまつわる不確実性を示している。解説者たちはいくつかの一般的な特徴については一致しているも のの、詳細な議論からは、アナクシマンドロスが何を意味したのかを確実に判断することはできない。 アナクシマンドロスの正確な思想を特定できないこの困難さを説明するため、一部の注釈者は、資料が単に希少であるだけでなく、一貫性を欠いており、ある証 言がそれ自体と矛盾することさえあると指摘する。それはあたかも、古代のアナクシマンドロスの読者が彼を理解するのに苦労していたかのようだ[20]。こ の点について、一部の注釈者は、結局のところアナクシマンドロスの思想そのものが本質的に不確実で曖昧であり、彼の著作におけるこの形而上学的な部分は、 その科学的貢献とは比べものにならないほど価値が低いのではないかと指摘している[21]。 語源 ギリシャ語「アペイロン(apeiron)」の語源そのものが議論の的となっている。こうした議論は、一方でアナクシマンドロスの時代においてこの言葉が どのように使われていたかを解明すること、他方でアナクシマンドロスによるこの言葉の具体的な用法を理解することという点において、特に重要である。 最も一般的な語源説によれば、「アペイロン」は「ペラス(peras:限界)」に否定の接頭辞「a-」が付いたものである。したがって、「アペイロン」とは、例えば空間や時間における限界を欠いたもの、すなわち限界のないものを指すことになる[21]。 古代ギリシャ人にとって、海は「アペイロン」である。その広大さを旅しても、その限界に到達することはできない。 別の語源説によれば、「アペイロン」は「ペラオ(peraô:渡る、通り抜ける)」に由来し、したがって「渡ることのできないもの」を意味するという [21]。この場合、必ずしも限界の欠如という概念があるわけではない。つまり、通り抜けることはできるが、例えばその広大さゆえにその果てを見出すこと ができないものが「アペイロン」なのである。 アナクシマンドロス以前の他のギリシャ人著者がこの語や同義語を用いた例は、この第二の語源を明らかにしている。例えばホメロスにおいて、海はアペイロン である。言い換えれば、海は広大であり、人間が端から端まで行き渡ることのできないような大きさを感じさせる。これは、果てしなく広がる大地の広大さにつ いても同様である。とはいえ、海も大地も、それ自体が有限な実在であることに変わりはない[22]。同様の考え方で、この言葉は、歩み続けても決して終わ りにたどり着けない球体や円を指すこともある。 アペイロンは無限である この言葉の最初の語源に従えば、アペイロンには限界がない。この限界のなさは、量的および/または質的に理解することができる。 限界という概念の量的解釈によれば、これは二つのことを意味し得る。すなわち、明確な輪郭を持たないこと、そして広大であること、つまり空間的に無限の大 きさを持つということだ。したがって、アベル・レイによれば、それは「無限に可塑的であり、同時に広大な曖昧さ[23]」である。カーンにとっても同様 に、それは「あらゆる方向に無限に広がる、広大で尽きることのない塊である。[…] 無限とは、我々が無限の空間と呼ぶものである[24]」。この後者の解釈において、空間と物質は一体として捉えられている。 しかし、このアペイロンの量的理解は、アペイロンの質的な無限性、すなわち、それが輪郭を持たないという概念にすでに表れているその不確定性を考慮に入れていないという点で、不十分であると見なされている[23]。 アペイロンは不定である 限界という概念の質的解釈によれば、アペイロンは単なる輪郭、すなわち外部の限界[25]を欠いているだけでなく、内部の限界をも欠いている。そこには、 異なる性質を持つ対象間に存在するような区別はなく、元素のような確定された何ものにも似ていない。したがって、それを定義するものは何もなく、いかなる 種類や属にも属さない[26]。 アペイロンは生じないものである 万物の原理として、アペイロンは何もから生じることはできない。すなわち、それ自体に原理を持たず、生じないものである。したがって、時間的な限界となる 始まりもなく、同じ理由で終わりもない[27],[28]。このため、アペイロンは不死であり、朽ちることなく、永遠で年齢を持たないと形容され、その原 初的な性質が強調される。アペイロンは常に存在し、その存在は永続的である[28]。 アペイロンは生成の原因である 無生であり永遠であるアペイロンは、他のすべてのもの、すなわちその生成も破壊も、恒久的な原因である。そこで、アナクシマンドロスが原理と、その原理に よるものとの関係をどのように捉えていたのかという疑問が生じる。この問いは二つの問題を提起する。すなわち、アペイロンは生成に内在するのか、それとも 生成とは別物なのか?アペイロンはどのようにして事物を生み出すのか? この第一の問題を解決するために、二つの全く異なる解決策が提案されてきた。最初の解決策はアリストテレスにその起源を見出すもので[29]、アペイロン は対立するものの混合体であり、したがって生成に内在し、その物質であるとする[30]。この解釈は20世紀にガスリー[28]によって支持された。彼に よれば、アペイロンには固有の性質はない(原理は質的に未定義であるという考えに基づく)が、その後そこから分離して生成を形成するあらゆる性質をその中 に含んでいる。この解釈は、前節で言及したアベル・レイとカーンによっても支持されており、彼らにとってアペイロンとは、形のない無限の物質の量である。 しかし、いくつかの注釈者[31],[32]は、アペイロンはそれが生み出すものとは本質的に区別されなければならないと主張し、第二の解決策を提示して いる: それは物質的なものではなく、文字通り自らの産物を内包しているわけではない。なぜなら、質的に定義されていないため、それによって構成されているわけで はないからだ。したがって、それは混合物でもなければ、元素間の中間体でもない[33]。また、物質と同様に無限の空間でもなく、これらすべてのものの起 源である以上、時間の中に存在するものでもない。この解釈によれば、アペイロンは生成の原因であるため、いかなる物質的基質とも混同することはできない。 この最後の解釈は、第二の問題へとつながる。もしアペイロンが物質的なものでないなら、アナクシマンドロスはどうしてそれを万物の生成原因とすることがで きるのか?その性質上、この原理は確かに確定的な認識の対象となり得ない[30]。では、そのような場合、どうしてそれが「あるもの」を説明する原理とな り得るのだろうか。宇宙の形成に関する記述、すなわち宇宙論こそが、この「事物の生成」という問題の実態をより詳細に明らかにしてくれるのである。 |
| Description du monde Cosmologie ![]() Schéma de l’univers d’Anaximandre. « Eudème, dans ses livres Sur l’astronomie raconte qu’Œnopide a trouvé le premier l’obliquité du zodiaque et reconnu l’existence de la grande année : d’après lui, Thalès a fait voir que les éclipses de soleil et les retours de cet astre aux solstices n’arrivent pas toujours après le même temps ; Anaximandre prétend que la terre est suspendue dans l'espace et se meut autour du centre du monde ; Anaximène a montré que la lune reçoit la lumière du soleil et de quelle manière elle s'éclipse. D'autres ont ajouté de nouvelles découvertes à celles-là : que les étoiles se meuvent autour de l’axe immobile qui passe par les pôles, que les planètes se meuvent autour de l'axe perpendiculaire au zodiaque ; et que l'axe des étoiles et celui des planètes s’écartent l’un de l'autre, du côté du pentédécagone, et par conséquent d’un angle de 24 degrés. »[34] La construction d'une cosmologie utilisant des hypothèses explicatives non mythologiques comme l'apeiron distingue Anaximandre des auteurs de cosmologies antérieurs. Il témoigne de la démythification de la démarche généalogique. La composition du plus ancien ouvrage en prose sur l'Univers et les origines de la vie, qui constitue la majeure contribution d’Anaximandre, lui valut d’être parfois désigné comme le père de la cosmologie ou fondateur de l'astronomie. Toutefois, le Pseudo-Plutarque[35] précise qu'il considère que « les astres sont des dieux célestes ». Les quatre éléments et la genèse du monde À partir de l’apeiron, Anaximandre explique comment se forment les quatre éléments de la physique ancienne (l'air, la terre, l'eau et le feu) et, sous leurs interactions, comment se forment la Terre et les êtres qui l'habitent. Il relie en outre l'engendrement non pas à l'altération de l'élément, mais à la séparation des contraires à travers le mouvement éternel[36]. Selon Anaximandre, l'Univers tire son origine de la séparation des contraires de la matière primordiale. Le processus par lequel la substance originaire s'est différenciée est chez lui une sorte de tourbillon, en grec ancien : δίνη / dinê, semblable à ceux qu'on observe dans un cours d'eau ; ce tourbillon a opéré un processus de séparation et de triage[37]. Ainsi, le chaud se déplaça vers le haut, se séparant du froid, et ensuite le sec se sépara de l'humide. De la dessiccation d'une matière humide, peut-être terreuse, naissent des vivants, l'Homme étant le produit final d'une évolution à partir d'animaux aquatiques. Il soutenait également que toute chose qui meurt retourne à l’élément dont elle est issue (apeiron). La seule citation d'Anaximandre qui nous soit parvenue porte sur ce sujet. Elle a été rapportée par Simplicius et décrit les changements équilibrés et réciproques des éléments : « Ce d’où il y a génération des entités, en cela aussi se produit leur destruction, selon la nécessité, car elles se rendent les unes aux autres justice et réparation de leur injustice, selon l’assignation du Temps[note 1]. » Ce fragment textuel, décrivant le grand mouvement à l'œuvre dans l'univers, curieusement n'est pas sans rappeler en partie les propos d'Héraclite[note 2]. Cette similitude syntaxique lointaine semble indiquer la volonté de décrire le Monde par une prose mêlée de tours poétiques, vaguement prophétique. La ponctuation n'existe pas en grec ancien et les citations se fondent habituellement sur le contexte. Il est donc souvent difficile d'en déterminer le début et la fin. On considère néanmoins généralement qu'il ne s'agit pas là de l'interprétation de Simplicius, mais bien, comme il l'écrit, des « termes quelque peu poétiques » d'Anaximandre. D'après ce fragment, une part de la régularité et de l'équilibre de l'alternance présente dans la nature (été et hiver, peut-être) était attribuée à la Justice, non pas la justice de Zeus, mais une relation interne entre les puissances en lutte entre elles. Anaximandre donnait ainsi à la Δίκη, Dikê, la valeur d'une loi constitutive du cosmos. L'idée du retour à l'élément d'origine fut souvent reprise par la suite, notamment par Aristote (Métaphysique, I, 3, 983 b 8-11 ; Physique, III, 5, 204 b 33-34) ou par Euripide (« Ce qui vient de la terre doit retourner à la terre », Les Suppliantes, v. 532). Elle rappelle même l'expression judéo-chrétienne : « Tu es né poussière et tu retourneras à la poussière. » |
世界の記述 宇宙論 ![]() アナクシマンドロスの宇宙図。 「エウデモスは、著書『天文学について』の中で、エノピデスが最初に黄道面の傾斜を発見し、大年の存在を認めたと述べている。彼によれば、タレスは日食や 夏至・冬至における太陽の回帰が、必ずしも同じ期間を経て起こるわけではないことを示したという; アナクシマンドロスは、地球が宇宙空間に浮かんでおり、世界の中心を周回していると主張した; アナクシマネスは、月が太陽の光を受け、どのような仕組みで月食が起こるかを示した。他の者たちは、これらに加え新たな発見を提示した。すなわち、星々は 極を通る不動の軸の周りを動き、惑星は黄道に垂直な軸の周りを動くということ; また、恒星の軸と惑星の軸は、十五角形の方向に向かって互いに離れており、その結果、24度の角度をなしている。」[34] アペイロンといった非神話的な説明仮説を用いた宇宙論の構築は、アナクシマンドロスを以前の宇宙論者たちとは一線を画すものである。これは、系譜学的アプ ローチの脱神話化を示すものである。宇宙と生命の起源に関する最古の散文著作の執筆は、アナクシマンドロスの最大の貢献であり、彼を時に「宇宙論の父」あ るいは「天文学の創始者」と呼ぶ所以となっている。しかし、偽プルタルコス[35]は、彼が「天体は天の神々である」と考えていると述べている。 四元素と世界の生成 アペイロンを出発点として、アナクシマンドロスは古代物理学における四元素(空気、土、水、火)がどのように形成されるかを説明し、それらの相互作用の下 で、地球とそこに住む生物がどのように形成されるかを論じている。さらに彼は、生成を元素の変化ではなく、永遠の運動を通じた相反するものの分離に結びつ けている [36]。 アナクシマンドロスによれば、宇宙は原初の物質における対立物の分離にその起源を持つ。原初の物質が分化していく過程は、彼にとって一種の渦、古代ギリ シャ語でδίνη(ディネ)であり、川の流れに見られるようなものである。この渦が分離と選別の過程をもたらした [37]。こうして、熱は冷気から分離して上方に移動し、続いて乾燥したものは湿ったものから分離した。湿った物質、おそらく土のようなものの乾燥から、 生き物が生まれ、人間は水生動物からの進化の最終産物である。彼はまた、死ぬすべてのものは、その起源となった元素(アペイロン)へと還ると主張した。現 存するアナクシマンドロスの引用は、この主題に関するものだけである。それはシンプリキウスによって伝えられており、元素の均衡のとれた相互変化について 述べている: 「実体が生成されるそのものにおいて、必然に従い、その破壊もまた生じる。なぜなら、実体たちは『時間』の定め[注1]に従い、互いに正義を尽くし、不正を償い合うからである。」 宇宙に働く大いなる運動を描写するこの断片は、奇妙なことに、ヘラクレイトスの言葉[注2]を部分的に彷彿とさせる。この遠い文法的な類似性は、詩的な表現が混じり、漠然と予言的な散文によって世界を記述しようとする意図を示しているようだ。 古代ギリシャ語には句読点が存在せず、引用は通常、文脈に基づいて行われる。そのため、その始まりと終わりを特定するのはしばしば困難だ。とはいえ、一般 的には、これはシンプリキウスの解釈ではなく、彼が記す通り、アナクシマンドロスの「多少詩的な表現」であると見なされている。この断片によれば、自然界 に見られる交替(夏と冬、おそらく)の規則性と均衡の一部は、正義に帰せられていた。それはゼウスの正義ではなく、互いに争う諸力間の内的関係である。ア ナクシマンドロスはこうして、Δίκη(ディケー)に、宇宙を構成する法則としての価値を与えたのである。 原初の要素への回帰という考えは、その後しばしば取り上げられた。特にアリストテレス(『形而上学』I, 3, 983 b 8-11; 『物理学』第3巻第5章、204b 33-34)やエウリピデス(「大地から来たものは大地に帰らねばならない」、『嘆願者たち』532行)によって頻繁に引用された。これはユダヤ・キリス ト教の「あなたは塵から生まれ、塵に帰る」という表現さえ想起させる。 |
| Représentation de l'univers Schémas du modèle de l’univers d’Anaximandre : à gauche, le jour en été ; à droite, la nuit en hiver. Anaximandre fut le premier à concevoir un modèle mécanique du monde. Il représente l'univers comme étant comme un grand tourbillon. La Terre flotte en équilibre, immobile au centre de l’infini, sans être soutenue par quoi que ce soit[4]. Elle demeure « au même endroit à cause de son indifférence » : il expliquait en effet l'immobilité de la Terre au milieu du cosmos par la symétrie de la position qu'elle y occupe qui ne lui donne aucune raison de se déplacer d'un côté plutôt que d'un autre[note 3], point de vue considéré comme étant ingénieux, mais faux par Aristote dans son traité Du ciel (II, 13). Sa forme curieuse est celle d’un cylindre[38] dont la hauteur est le tiers de son diamètre. La partie plane du dessus forme le monde habitable entouré d’une masse océanique circulaire. Un tel modèle cylindrique permettait de concevoir que les astres aient pu passer en dessous. Cette représentation est novatrice par rapport à l'explication de Thalès d’un monde qui flotte sur l’eau. La thèse d'Anaximandre que la Terre est suspendue dans le ciel, sans aucun support, est considérée comme la première révolution cosmologique et un point de naissance de la pensée scientifique[39],[40]. Karl Popper a appelé cette idée « l'une des idées les plus audacieuses, les plus révolutionnaires, les plus prodigieuses de toute l'histoire de la pensée humaine », car elle ouvre la voie à Aristarque et Copernic, et anticipe dans une certaine mesure Newton[41]. À l'origine, après la séparation du chaud et du froid, se forma une boule de flamme qui entoura la Terre comme l'écorce d’un arbre. Cette boule se déchira pour former le reste de l'Univers. Celui-ci ressemblait à un système de roues creuses concentriques emplies de feu et aux parois percées d’une bouche, comme le trou d’une flûte. De la même taille que la terre, le Soleil était donc le feu que l’on voyait à travers un trou sur la roue la plus éloignée et une éclipse correspondait à la fermeture de ce trou. Le diamètre de la roue solaire égalait vingt-sept fois celui de la Terre (ou vingt-huit, selon les sources[42]) et celui de la Lune dont le feu était moins intense, dix-huit fois (ou encore dix-neuf). Son trou avait la capacité de changer sa forme, expliquant ainsi les phases lunaires. Les étoiles et les planètes, plus rapprochées[43], étaient conçues sur le même modèle[note 4]. Il fut ainsi le premier astronome à considérer le Soleil comme une masse énorme et par conséquent, à réaliser à quel point celui-ci pouvait être éloigné de la Terre[44]. Il était aussi le premier à présenter un système où les astres tournaient à des distances différentes. D'ailleurs selon Diogène Laërce (II, 2), il construisit une sphère céleste. Cette réalisation lui permit sans doute d’être le premier à établir l’obliquité du zodiaque comme l'affirme Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle (II, 8). Il est beaucoup trop tôt pour parler ici de l’écliptique, mais les connaissances et les travaux d'Anaximandre sur l’astronomie confirment qu'il devait avoir observé l’inclinaison de la sphère céleste par rapport au plan terrestre pour expliquer les saisons. La mesure exacte de l'obliquité, d'après Aetius (II, 12, 2), reviendrait à Pythagore. Pluralité des mondes Selon Simplicius, Anaximandre suggérait déjà, comme Leucippe, Démocrite et plus tard Épicure, la pluralité des mondes. Ces penseurs supposaient qu’ils apparaissaient et disparaissaient pendant un temps, que certains naissaient quand périssaient d’autres. Et ils affirmaient que ce mouvement était éternel, « car sans mouvement, il ne peut y avoir ni génération ni destruction[45]. » Indépendamment de Simplicius, Hippolyte (Réfutation, I, 6) rapportait qu'Anaximandre disait que le principe des êtres émane de l'infini, duquel proviennent les cieux et les mondes (nombreux sont les doxographes qui ont fait état de l'usage du pluriel quand ce philosophe fait référence aux mondes en eux[46] qui sont souvent en quantité infinie). Cicéron spécifie en outre que le philosophe associe des dieux différents aux mondes innombrables qui se succèdent[47]. Cette théorie rapprocherait Anaximandre des atomistes et des épicuriens qui, plus d'un siècle plus tard, affirmèrent également qu'une infinité de mondes apparaissaient et disparaissaient. Il y eut au cours de l'histoire intellectuelle grecque des penseurs qui soutinrent l'idée d'un monde unique (Platon, Aristote, Anaxagore et Archélaos de Milet), mais d'autres concevaient plutôt l'existence d'une série continue ou non de mondes successifs (Anaximène, Héraclite, Empédocle, Épicure et Diogène d'Apollonie). Sans tirer de conclusion sur la ligne de pensée d'Anaximandre que l'on connaît trop peu, on peut supposer une relation entre son concept de l'apeiron, indéfini dans le temps, et l'infinité des mondes. Déjà, il posait des hypothèses qui sont encore aujourd’hui le sujet d'innombrables spéculations. |
宇宙の図解 アナクシマンドロスの宇宙モデルの図:左は夏の昼、右は冬の夜。 アナクシマンドロスは、世界で初めて機械論的な世界モデルを考案した人物である。彼は宇宙を巨大な渦のようなものとして描いた。地球は、何ものにも支えら れずに、無限の中心で静止したまま均衡を保って浮いている[4]。地球は「その無関心さゆえに同じ場所に留まっている」のである。彼は実際、宇宙の中心に おける地球の不動性を、その位置の対称性によって説明した。この対称性ゆえに、地球にはどちらか一方へ移動する理由が全くない[注3]。この見解は独創的 であると見なされたが、アリストテレスは『天論』(II, 13)においてこれを誤りであると指摘した。その奇妙な形状は円筒形[38]であり、その高さは直径の3分の1である。上部の平らな部分は、円形の海洋に 囲まれた居住可能な世界を形成している。このような円筒モデルにより、天体がその下を通過し得ると考えることが可能となった。この表現は、水が上に浮かぶ 世界というタレスの説明に比べて革新的なものである。 アナクシマンドロスの「地球は何の支えもなく空中に浮かんでいる」という説は、最初の宇宙論的革命であり、科学的な思考の起点と見なされている[39], [40]。カール・ポッパーはこの考えを「人類思想史において最も大胆で、最も革命的で、最も驚異的な思想の一つ」と呼んだ。なぜなら、それはアリスタル コスやコペルニクスへの道を開き、ある意味でニュートンを先取りしていたからである[41]。 当初、熱と冷の分離の後、炎の球体が形成され、それは木の樹皮のように地球を包み込んだ。この球体は裂けて、宇宙の残りの部分を形成した。宇宙は、火で満 たされた同心円状の中空の車輪のシステムに似ており、その壁には笛の穴のような開口部があった。地球と同じ大きさの太陽は、つまり最も遠い車輪の穴を通し て見える火であり、日食はこの穴が塞がれることに相当した。太陽の車輪の直径は地球の27倍(あるいは出典によっては28倍[42])であり、火の勢いが 弱い月の直径は18倍(あるいは19倍)であった。その穴は形を変える能力を持っており、それによって月の満ち欠けが説明される。より近い位置にある星や 惑星[43]も、同じモデルに基づいて考えられていた[注4]。 こうして彼は、太陽を巨大な天体と見なし、その結果として、太陽が地球からどれほど遠くにあるかを理解した最初の天文学者となった[44]。また、天体が 異なる距離を公転する体系を提示した最初の人物でもあった。また、ディオゲネス・ラエルティオス(II, 2)によれば、彼は天球を製作した。この成果により、彼は間違いなく、プリニウス・セニオールの『自然史』(II, 8)が述べているように、黄道面の傾斜を初めて確立した人物となった。ここで黄道について論じるには時期尚早だが、アナクシマンドロスの天文学に関する知 識と研究は、彼が季節を説明するために、天球が地平面に対して傾いていることを観察していたに違いないことを裏付けている。アエティウス(II, 12, 2)によれば、この傾斜の正確な測定はピタゴラスによるものだという。 世界の多元性 シンプリキウスによれば、アナクシマンドロスは、レウキッポス、デモクリトス、そして後のエピクロスと同様に、すでに世界の多元性を示唆していた。これら の思想家たちは、世界が一時的に現れては消え、ある世界が生まれる一方で別の世界が滅びると想定していた。そして彼らは、この運動が永遠のものであると主 張した。「なぜなら、運動がなければ、生成も破壊も起こり得ないからである[45]。」 シンプリキウスとは別に、ヒッポリュトス(『反駁』I, 6)は、アナクシマンドロスが、存在の原理は無限から発し、そこから天と世界が生まれると述べていたと伝えている(多くのドクソグラファーが、この哲学者 が世界そのもの[46](しばしば無限の数である)に言及する際に複数形を用いていることを指摘している)。キケロンはさらに、この哲学者が次々と現れる 無数の世界に異なる神々を結びつけていると述べている[47]。 この理論は、アナクシマンドロスを、1世紀以上後に無数の世界が出現し消滅すると同様に主張した原子論者やエピクロス派に近づけるものである。ギリシャの 思想史において、単一の世界という考えを支持した思想家(プラトン、アリストテレス、アナクサゴラス、ミレトスのアルケラオス)もいたが、一方で、連続的 あるいは非連続的な一連の次々と現れる世界の存在を想定した思想家(アナクシマネス、ヘラクレイトス、 エンペドクレス、エピクロス、アポロニアのディオゲネス)を想定していた。あまり知られていないアナクシマンドロスの思想の流れについては結論を下さない が、時間的に不定である彼の「アペイロン」の概念と、世界の無限性との間には何らかの関係があったと推測できる。彼はすでに、今日でもなお数え切れないほ どの推測の対象となっている仮説を提示していたのだ。 |
| Origine de la vie Anaximandre s'interrogea sur la naissance de la vie et spécula sur l'origine de la vie animale. Prenant acte de l'existence des fossiles, il affirma que dans un lointain passé, les animaux naquirent de la mer. Il disait aussi que les premiers animaux naissaient entourés d’une écorce épineuse, mais qu’en avançant en âge, l’écorce séchait et se rompait[48]. Par l’action du Soleil sur l’humidité, des terres sont apparues et l’homme dut avec le temps s’y adapter. Censorin écrit : « Anaximandre de Milet estimait que de l’eau et de la terre réchauffées étaient sortis soit des poissons, soit des animaux tout à fait semblables aux poissons. C’est au sein de ces animaux qu’ont été formés les hommes et que les embryons ont été retenus prisonniers jusqu’à l’âge de la puberté ; alors seulement, après que ces animaux eurent éclaté, en sortirent des hommes et des femmes désormais aptes à se nourrir. » — Sur le jour natal, IV, 7. Traduction de J. Mangeart, Paris, 1843. ![]() Jonas recraché par la baleine. Enluminure allemande du Moyen Âge. Il avança aussi l'idée selon laquelle les hommes avaient dû passer une partie de cette transition dans la bouche de gros poissons pour se protéger du climat jusqu’à ce qu’ils puissent regagner l’air libre et perdre leurs écailles[note 5]. Ces conceptions pré-darwiniennes peuvent paraître étranges au regard des connaissances et des méthodes scientifiques modernes car elles proposent des systèmes d'explication très complets de l'univers au moyen d'hypothèses audacieuses et difficiles à vérifier. Elles témoignent toutefois de la naissance d'un phénomène que l'on a parfois appelé le « miracle grec » : certains hommes se mettent à tenter d'expliquer la nature du monde non par le recours au mythe ou à la religion, mais par des principes « matériels ». On pourrait dire qu'il s'agit déjà là du principe fondamental de la pensée scientifique, même si les méthodes de la recherche se sont considérablement transformées depuis lors. Phénomènes météorologiques Anaximandre expliquait des phénomènes, tels que le tonnerre et les éclairs, par l'intervention des éléments et non par des causes divines[49]. Le tonnerre serait le son produit par le choc de nuages sous l’action du vent, la force du son étant proportionnelle à celle du choc. S'il tonne sans qu'il éclaire, c'est parce que le vent est trop faible pour produire une flamme, mais assez fort pour produire un son. L'éclair, quant à lui, serait une secousse d'air qui se disperse et tombe en permettant à un feu peu actif de se dégager et la foudre, le résultat d’un courant d’air plus violent et dense[50]. Il considérait que la mer était ce qui restait de l’humidité originelle[51]. Selon lui, la terre avait autrefois été entourée d’une masse humide dont l’évaporation d’une partie sous l’effet du soleil causa les vents et même la rotation des astres, comme si ceux-ci devaient aux vapeurs et aux exhalaisons marines leur mouvement en tentant de suivre les endroits où elles sont plus abondantes[note 6]. Pour lui, la terre s'asséchait lentement et l'eau ne subsistait que dans les régions les plus profondes, qui elles aussi seraient un jour sèches. Si l'on se fie aux Météorologiques (II, 3) d'Aristote, Démocrite partageait aussi cette opinion. De manière analogue, Anaximandre expliquait la pluie comme un produit de l’humidité pompée de la terre par le soleil[4]. |
生命の起源 アナクシマンドロスは生命の誕生について考察し、動物の起源について推測した。化石の存在に着目し、彼は遠い昔、動物は海から生まれたと主張した。また彼 は、最初の動物はとげのある殻に包まれて生まれたが、成長するにつれてその殻は乾燥して割れてしまったとも述べた[48]。太陽が湿気に作用することで陸 地が現れ、人間は時を経てそこに適応せざるを得なかった。ケンソリヌスは次のように記している: 「ミレトスのアナクシマンドロスは、温められた水と大地から、魚、あるいは魚と全く似た動物たちが現れたと考えていた。人間はこれらの動物の体内で形成さ れ、胚は思春期に至るまでそこに閉じ込められていた。そして、これらの動物が破裂して初めて、自ら食糧を調達できる男女が現れたのである。」 — 『誕生の日』第4巻第7章。J. マンジェール訳、パリ、1843年。 ![]() クジラに吐き出されたヨナ。中世ドイツの装飾写本。 彼はまた、人間がこの変遷の一時期を、気候から身を守るために大きな魚の口の中で過ごし、やがて外気に戻って鱗を落とすようになったに違いないという考えも提示した[注5]。 これらのダーウィン以前の観念は、現代の科学的知識や方法論から見れば奇妙に映るかもしれない。なぜなら、それらは大胆かつ検証困難な仮説を用いて、宇宙 に関する極めて包括的な説明体系を提示しているからだ。しかし、それらは時に「ギリシャの奇跡」とも呼ばれる現象の誕生を物語っている。すなわち、一部の 人々が、神話や宗教に頼るのではなく、「物質的」な原理によって世界の性質を説明しようと試み始めたのである。研究手法はその後大きく変化したとはいえ、 これこそがすでに科学的思考の基本原理であったと言えるだろう。 気象現象 アナクシマンドロスは、雷や稲妻といった現象を、神々の力ではなく、元素の働きによって説明した[49]。雷とは、風の作用によって雲同士が衝突した際に 生じる音であり、その音の大きさは衝突の力に比例するという。雷鳴が響くのに稲妻が見えないのは、風が炎を生み出すには弱すぎるが、音を生み出すには十分 強いからである。一方、稲妻は、空気が揺れ動いて拡散し落下する際に、微弱な火が放出される現象であり、落雷は、より激しく密度の高い気流の結果である [50]。 彼は、海こそが原初の湿気の残滓であると考えていた[51]。彼によれば、かつて地球は湿った塊に囲まれており、その一部が太陽の熱によって蒸発したこと が風や天体の回転さえも引き起こしたという。まるで天体が、海からの蒸気や気配が最も豊富な場所を追いかけるかのように、その動きをそれらに負っているか のようである[注6]。彼によれば、大地は徐々に乾燥していき、水は最も深い地域にのみ残っていたが、そこもいずれは乾き切ることになるという。アリスト テレスの『気象学』(II, 3)を信じるならば、デモクリトスもまたこの見解を共有していた。同様に、アナクシマンドロスは、雨を太陽によって大地から汲み上げられた湿気の産物とし て説明していた[4]。 |
| Activités scientifiques Cartographie ![]() Reconstitution hypothétique de la carte du monde d’Anaximandre[52]. Strabon et Agathémère, deux géographes grecs très postérieurs à Anaximandre, affirment au début de leurs ouvrages sur la géographie que, selon Ératosthène, Anaximandre avait été la première personne à publier une carte du monde[53]. Hécatée se serait inspiré de son dessin pour en produire une plus précise. Strabon considère Anaximandre et Hécatée comme les deux premiers géographes après Homère[54]. Il est certain qu’à cette époque, des cartes locales avaient déjà fait leur apparition, notamment en Égypte, en Lydie, au Moyen-Orient et à Babylone. Elles indiquaient des routes, des villes, des frontières ou des formations géologiques. L’innovation d’Anaximandre est d’avoir dessiné une représentation de l’ensemble de la terre habitée par les hommes, (grec ancien : οἰκουμένη, l’œkoumène), distincte de la Terre comme entité cosmologique, et telle que les Grecs la connaissaient à cette époque. Une telle réalisation paraît tout à fait cohérente dans le contexte de l'époque. On a imaginé qu'Anaximandre avait dessiné cette carte pour trois raisons[55] : 1. Pour la navigation et le commerce : Milet, riche cité très active vers laquelle convergeaient les informations géographiques, possédait plusieurs colonies et faisait également le commerce avec d'autres que les siennes, tant autour de la Méditerranée que de la mer Noire. 2. Pour les enjeux politiques : Thalès aurait sûrement eu la tâche plus aisée pour convaincre les cités-États ioniennes de se regrouper en fédération pour repousser la menace des Mèdes s'il avait disposé d'un tel outil. 3. Par intérêt philosophique : le seul fait de pouvoir offrir une représentation de l’œkoumène pour le bénéfice du savoir en justifie la démarche. Cependant, autant que nous puissions en juger, cette carte d'Anaximandre n'était pas destinée aux voyageurs ni aux expéditions de colonisation ; et elle frappa l'imagination des géographes ultérieurs qui insistèrent sur l'audace démiurgique de son créateur[note 7]; surtout, Anaximandre n'était pas un géographe mais un « physicien » au sens grec du terme, c'est-à-dire un philosophe prenant pour objet de sa spéculation la φύσις / physis, la nature comme substance primordiale d'où toutes choses sont issues et comme processus de venue à l'être. Son projet était donc d'élaborer un modèle visuel de la Terre en liaison avec des hypothèses cosmologiques et des phénomènes météorologiques, le dessin venant en complément d'un traité Sur la nature qui apportait un ensemble de savoirs connexes[56]. Anaximandre, étant sûrement conscient de la convexité de la mer, aurait peut-être reproduit sa carte sur une surface métallique légèrement bombée. Le centre ou « nombril » du monde (ὀμφαλός γῆς / omphalós gẽs) aurait pu être Delphes, du moins le fut-il à une certaine époque. Mais au temps d'Anaximandre, il est fort probable que celui-ci se situe près de Milet. Dans tous les cas, la mer Égée se trouvait près de ce centre, bordée par trois continents, eux-mêmes au milieu de l’océan et isolés, tels des îles, par la mer et les cours d'eau. L’Europe était limitée au sud par la Méditerranée et séparée de l'Asie par le Pont-Euxin (la mer Noire), par le lac Méotide (la mer d'Azov) et plus loin à l'Est, par le Phase aujourd’hui Rioni ou le Tanais qui auraient bien pu se jeter dans l'océan. Le Nil, quant à lui, s'y jetait au sud, séparant ainsi la Libye (qui à l'époque désignait le continent africain) de l’Asie. |
科学活動 地図作成 ![]() アナクシマンドロスの世界地図の推定復元図[52]。 アナクシマンドロスよりずっと後の時代のギリシャの地理学者であるストラボンとアガテメレスは、それぞれの地理学に関する著作の冒頭で、エラトステネスに よれば、アナクシマンドロスが世界地図を公表した最初の人物であったと述べている[53]。ヘカテウスは、その図を参考にし、より正確な地図を作成したと される。ストラボンは、アナクシマンドロスとヘカテウスを、ホメロスに次ぐ最初の二人の地理学者と見なしている[54]。 当時、特にエジプト、リディア、中東、バビロニアでは、すでに地域地図が登場していたことは確かだ。それらは道路、都市、国境、あるいは地質構造を示して いた。アナクシマンドロスの革新性は、人間が居住する全土(古代ギリシャ語:οἰκουμένη、オイクーメネ)の図を描き出した点にある。これは、宇宙 論的な実体としての「地球」とは区別され、当時のギリシャ人が知っていた世界像そのものであった。 このような成果は、当時の文脈において極めて整合的である。アナクシマンドロスがこの地図を描いた理由は、主に3つ考えられている[55]: 1. 航海と貿易のため:地理的な情報が集まる、豊かで活気ある都市ミレトスは、複数の植民地を所有しており、地中海や黒海周辺の他都市とも交易を行っていた。 2. 政治的な目的:タレスは、もしこのような地図という道具を持っていたならば、イオニアの都市国家に対し、メデスの脅威を撃退するために連邦を結成するよう説得する任務をより容易に果たせたであろう。 3. 哲学的な関心:知識の向上のためにオウケメネ(文明世界)の図示を提供できるという事実そのものが、その試みを正当化する。 しかし、我々の判断する限り、このアナクシマンドロスの地図は、旅行者や植民地化遠征隊のために作られたものではなかった。そして、この地図は後世の地理 学者たちの想像力をかき立て、彼らはその作成者の創造的な大胆さを強調した[注7]。とりわけ、 アナクシマンドロスは地理学者ではなく、ギリシャ語の意味での「物理学者」、すなわち、万物の源泉であり、存在への生成過程としての「自然(φύσις/ フィシス)」を思索の対象とする哲学者であった。したがって、彼の目的は、宇宙論的仮説や気象現象と結びつけた地球の視覚的モデルを構築することであり、 その図は、関連する一連の知識をまとめた『自然について』という論考を補完するものであった[56]。 アナクシマンドロスは、海が凸状であることを確実に認識していたため、おそらくその地図をわずかに膨らんだ金属の表面に再現したかもしれない。世界の中 心、すなわち「へそ」(ὀμφαλός γῆς / omphalós gẽs)はデルポイであった可能性があり、少なくともある時期にはそうであった。しかしアナクシマンドロスの時代には、その中心はミレトスの近くにあった 可能性が高い。いずれにせよ、エーゲ海はこの中心の近くに位置し、三つの大陸に囲まれていた。それらの大陸は、まるで島のように、海や河川によって隔てら れ、大洋の真ん中に孤立していた。ヨーロッパは南を地中海に接し、アジアとはエウクシノス海(黒海)、メオティア湖(アゾフ海)、そしてさらに東のファセ ス川(現在のリオニ川)やタナイス川によって隔てられており、これらの川は海に注いでいた可能性もある。一方、ナイル川は南で海に注ぎ込み、それによって リビア(当時はアフリカ大陸を指していた)とアジアを隔てていた。 |
| Le gnomon La Souda relate qu’il a expliqué certaines notions fondamentales de géométrie. Elle fait mention également de son intérêt pour la mesure du temps et lui attribue l’introduction en Grèce du gnomon. Il participa à Lacédémone à la construction, ou du moins à la mise au point, de cadrans solaires pour y indiquer les solstices et les équinoxes[57]. Ces réalisations lui sont souvent attribuées, notamment par Diogène Laërce (II, 1) et par Eusèbe de Césarée, Préparation évangélique (X, 14, 11). Le seul fait qu’Anaximandre se rende dans une autre ville pour y établir des cadrans solaires laisse à supposer soit qu’ils s’y trouvaient déjà, soit qu’on en avait simplement entendu parler. La première supposition demeure dans le domaine du possible, puisque même si on y avait déjà construit les cadrans, ceux-ci nécessitent des ajustements d’une ville à l’autre à cause de l’écart de latitude. À cette époque, le gnomon était simplement une tige verticale émergeant d’un plan horizontal. L’ombre portée servait, d’une part, à mesurer le passage des heures : dans son mouvement, le soleil dessine alors une courbe avec l’extrémité de la tige dont l’ombre est à son plus court à midi, quand elle pointe directement vers le sud ; d’autre part, la variation de la longueur de l’ombre à midi servait à marquer le passage des saisons, les solstices étant les jours où l’ombrage était le plus long (en hiver) ou le plus court (en été). Cela dit, sa création ne revient pas à Anaximandre puisque son usage, tout comme la division des jours en douze parties, provenait des Égyptiens, principe et usage repris ensuite par les Babyloniens. C’est bien à ces derniers, selon Hérodote dans L’Enquête (II, 109), que les Grecs devaient l’art de mesurer le temps. Il serait surprenant qu’ils n’aient alors pas pu déterminer les solstices avant Anaximandre puisqu’aucun calcul n’est vraiment nécessaire. Ce qui n’est pas le cas des équinoxes. Ceux-ci ne se calculent pas simplement en trouvant le point médian entre les positions des ombres aux solstices, tel que le croyaient les Babyloniens. Comme la Souda semble le suggérer, il est probable que ce fut Anaximandre qui fut le premier Grec à les déterminer par calcul puisque ses connaissances en géométrie le permettaient. |
日時計 『スウダ』によれば、彼は幾何学のいくつかの基礎概念を解説したという。同書はまた、彼が時間の測定に関心を持っていたことに言及し、ギリシャへの日時計 の導入を彼の手柄としている。彼はスパルタにおいて、夏至と春分・秋分を示す日時計の製作、あるいは少なくともその改良に携わった[57]。 これらの業績は、特にディオゲネス・ラエルティオス(II, 1)やエウセビオス・カエサレア(『福音準備論』X, 14, 11)によって、しばしば彼に帰せられている。アナクシマンドロスが他の都市を訪れて日時計を設置したという事実そのものが、すでにそこに日時計が存在し ていたか、あるいは単にその存在を耳にしていたかのいずれかを示唆している。前者の推測は依然として可能性の範囲内にある。なぜなら、たとえすでに日時計 が建設されていたとしても、緯度の違いにより都市ごとに調整が必要となるからだ。 当時、日時計の針(ノモン)は、単に水平面から突き出た垂直の棒に過ぎなかった。その影は、一方で時間の経過を測るために用いられた。太陽の動きに伴い、 棒の先端は曲線を描き、正午には影が最も短くなり、棒は真南を指す。他方、正午の影の長さの変化は季節の移り変わりを示すものとして用いられ、至点は影が 最も長くなる日(冬)あるいは最も短くなる日(夏)であった。 とはいえ、その発明はアナクシマンドロスによるものではない。なぜなら、その使用法は、一日を十二等分する慣習と同様に、エジプト人に由来し、その原理と 慣習は後にバビロニア人に受け継がれたからである。ヘロドトスの『歴史』(II, 109)によれば、ギリシャ人が時間の測定術を学んだのは、まさにバビロニア人であった。計算が実際には必要ないのだから、アナクシマンドロス以前に彼ら が至点を特定できなかったとは考えにくい。しかし、分点の場合はそうではない。分点は、バビロニア人が信じていたように、至点における影の位置の中間点を 見つけるだけで計算できるものではない。スウダが示唆しているように、幾何学の知識を活かして計算によって春分・秋分を特定した最初のギリシャ人は、おそ らくアナクシマンドロスであったと考えられる。 |
| Prédiction d’un séisme Dans son œuvre philosophique De la divination[58], Cicéron raconte qu’Anaximandre aurait pressé les habitants de Lacédémone d’abandonner leur ville et leurs maisons pour passer la nuit dans la campagne avec leurs armes parce qu’un séisme se préparait. La ville s’est effectivement effondrée alors qu’un sommet du Taygète s’est fendu comme la poupe d’un navire. Pline l'Ancien fait lui aussi mention de cette anecdote[59] en suggérant qu'il s'agissait d'une « inspiration admirable », à la différence de Cicéron qui se gardait bien d'attribuer cette prédiction à de la divination. Nous n'avons aucune certitude sur la véracité de cette anecdote. Pour Guthrie[10], elle n'a rien d'invraisemblable s'il est vrai que les animaux sentent l'arrivée d'un séisme et changent de comportements : un observateur de la nature comme Anaximandre, dans une région où les tremblements de terre sont très fréquents, pourrait avoir remarqué ce phénomène. |
地震の予言 キケロは哲学書『占卜論』[58]の中で、アナクシマンドロスがスパルタの住民に対し、地震が起きようとしているとして、街や家を捨て、武器を持って野原 で夜を明かすよう促したと述べている。実際、都市は崩壊し、タイゲトス山の山頂は船の船尾のように裂けた。プリニウスもまたこの逸話を言及しており [59]、キケロンがこれを占いの成果とは決して言わなかったのとは対照的に、これは「見事な霊感」であったと示唆している。 この逸話の真実性については、確証がない。ガスリー[10]によれば、動物が地震の到来を察知して行動を変えるという事実があるならば、この逸話が不自然 であるとは言い難い。アナクシマンドロスのような自然観察者が、地震が頻発する地域において、この現象に気づいていた可能性はある。 |
| Interprétations contemporaines Bertrand Russell, dans Histoire de la philosophie occidentale, interprète les théories d'Anaximandre comme une affirmation de la nécessité d’un équilibre adéquat entre la terre, le feu et l’eau en tant qu’éléments, chacun d’eux pouvant chercher indépendamment à accroître sa proportion relativement aux autres. Anaximandre semble exprimer sa croyance en un ordre naturel maintenant l’équilibre entre ces éléments ; ainsi, là où il y avait le feu, existent maintenant les cendres (terre). Les pairs grecs d’Anaximandre partageaient cette croyance que même leurs dieux ne pouvaient s'opposer à cette contrainte naturelle. Friedrich Nietzsche, dans La Philosophie à l’époque de la tragédie grecque, considère Anaximandre comme un pessimiste. Par son concept de l’apeiron, Anaximandre affirmait que l’état primordial du monde était un état indéfini. Selon ce principe, tout ce qui est défini doit éventuellement retourner à l’indéfini. En d'autres termes, Anaximandre percevait tout ce qui devait être comme une émancipation illégitime de l’état éternel, une faute pour laquelle la destruction restait la seule pénitence. Par cette façon de penser, le monde des objets individuels ne valait rien et devait périr. Martin Heidegger fit de nombreux commentaires sur Anaximandre (de même que sur Parménide et Héraclite) et rédigea une section des Chemins qui ne mènent nulle part intitulée La Parole d'Anaximandre, dans laquelle il mène avec force un travail original d'interprétation et de réinterprétation de cette parole mystérieuse, à la lumière de tous les chemins ouverts par l'ensemble de son œuvre sur le sens de l'être, et en particulier le sens que ce mot pouvait bien avoir chez ces penseurs originaux. |
現代の解釈 バートランド・ラッセルは『西洋哲学史』において、アナクシマンドロスの理論を、土・火・水という要素間の適切な均衡の必要性を主張するものとして解釈し ている。各要素は、他の要素に対して自らの割合を増やそうと独立して働きかける可能性があるからだ。アナクシマンドロスは、これらの要素間の均衡を維持す る自然の秩序への信念を表明しているようだ。つまり、かつて火があった場所には、今や灰(土)が存在している。アナクシマンドロスの同時代のギリシャ人た ちは、神々でさえこの自然の制約に逆らうことはできないという信念を共有していた。 フリードリヒ・ニーチェは『ギリシャ悲劇時代の哲学』において、アナクシマンドロスを悲観主義者と見なしている。アペイロンという概念を通じて、アナクシ マンドロスは世界の原初的な状態が未定の状態であると主張した。この原理によれば、定義されたものはすべて、やがて無定形の状態へと戻らなければならな い。言い換えれば、アナクシマンドロスは、あるべき姿として現れたすべてのものを、永遠の状態からの不当な逸脱と捉え、その過ちに対する唯一の贖罪は破壊 であると見なした。この考え方によれば、個々の物から成る世界には何の価値もなく、滅びるべきものだった。 マルティン・ハイデガーはアナクシマンドロス(パルメニデスやヘラクレイトスと同様に)について多くの論評を行い、『どこにも通じない道』の一節として 『アナクシマンドロスの言葉』を執筆した。そこで彼は、存在の意味について自身の全著作が開いたあらゆる道、とりわけこれらの独創的な思想家たちにおいて この言葉がどのような意味を持っていたかという観点に照らし合わせ、この神秘的な言葉に対する独自の解釈と再解釈を力強く展開している。 |
| Ouvrages La Souda donne quatre titres : Sur la nature (Περὶ φύσεως / Perì phúseôs) ; Le Tour de la Terre (Γῆς περίοδος / Gễs períodos) ; Sur les corps fixes (Περὶ τῶν ἀπλανῶν / Perì tỗn aplanỗn) ; La Sphère (Σφαῖρα / Sphaĩra). Thémistios fait également mention de l’œuvre Sur la nature. Il ne s’agit pas nécessairement de titres de livres : la Souda aurait bien pu ne faire référence qu’aux sujets abordés par son œuvre[10]. Cette liste est d’ailleurs incomplète puisque la Souda termine son énumération par ἄλλα τινά, suggérant donc « d'autres œuvres ». |
著作 『ソウダ』には4つのタイトルが挙げられている: 『自然について』(Περὶ φύσεως / Perì phúseôs); 『地球の公転』(Γῆς περίοδος / Gễs períodos); 『不動の天体について』(Περὶ τῶν ἀπλανῶν / Perì tỗn aplanỗn); 『球体』(Σφαῖρα / Sphaĩra)。 テミスティオスもまた、『自然について』という著作に言及している。これらは必ずしも書物の題名とは限らない。『スウダ』は、単にその著作で扱われた主題 に言及していた可能性もある[10]。なお、このリストは不完全である。『スウダ』はその列挙を「ἄλλα τινά(その他の著作)」で締めくくっており、つまり「他の著作」があることを示唆しているからだ。 |
| Honneur L'astéroïde (6006) Anaximandre porte son nom. |
栄誉 小惑星(6006)アナクシマンドロスには、彼の名前が付けられている。 |
| Notes et références Notes 1. Simplicius, Commentaire sur la physique d’Aristote (24, 13) : « Ἀναξίμανδρος [...] λέγει δ' αὐτὴν μήτε ὕδωρ μήτε ἄλλο τι τῶν καλουμένων εἶναι στοιχείων, ἀλλ' ἑτέραν τινὰ φύσιν ἄπειρον, ἐξ ἧς ἅπαντας γίνεσθαι τοὺς οὐρανοὺς καὶ τοὺς ἐν αὐτοῖς κόσμους· ἐξ ὧν δὲ ἡ γένεσίς ἐστι τοῖς οὖσι, καὶ τὴν φθορὰν εἰς ταῦτα γίνεσθαι κατὰ τὸ χρεών· διδόναι γὰρ αὐτὰ δίκην καὶ τίσιν ἀλλήλοις τῆς ἀδικίας κατὰ τὴν τοῦ χρόνου τάξιν, ποιητικωτέροις οὕτως ὀνόμασιν αὐτὰ λέγων. δῆλον δὲ ὅτι τὴν εἰς ἄλληλα μεταβολὴν τῶν τεττάρων στοιχείων οὗτος θεασάμενος οὐκ ἠξίωσεν ἕν τι τούτων ὑποκείμενον ποιῆσαι, ἀλλά τι ἄλλο παρὰ ταῦτα· οὗτος δὲ οὐκ ἀλλοιουμένου τοῦ στοιχείου τὴν γένεσιν ποιεῖ, ἀλλ' ἀποκρινομένων τῶν ἐναντίων διὰ τῆς αἰδίου κινήσεως. » 2. Héraclite 80 DK : « Il faut savoir que la guerre est ce qui est commun et qu'elle est éprise de justice, ainsi toutes choses sont engendrées et rendues nécessaires par la discorde » 3. Anaximandre faisait ainsi une application frappante du principe de raison suffisante qui répond à la question : « Pourquoi cet objet (ou ce lieu, ou ce temps) particulier plutôt qu'un autre ? ». 4. La majeure partie du modèle de l'univers d’Anaximandre nous provient des Opinions des philosophes du Pseudo-Plutarque (II, 20-28) : 5. « [Le Soleil] est un cercle vingt-huit fois aussi grand comme la terre, ayant le tour semblable à celui d’une roue de chariot plein de feu, auquel en certain endroit il y a une bouche, par laquelle il montre son feu, comme par le trou d’une flûte. […] le Soleil est égal à la terre, mais que le cercle sur lequel il a sa respiration et sur lequel il est porté, est vingt-sept fois aussi grand que toute la terre. […] [L’éclipse] c’est quand la bouche par où sort la chaleur du feu est close. […] [La lune] c’est un cercle dix-neuf fois aussi grand que toute la terre, tout plein de feu, comme celui du Soleil. » Plutarque mentionne également cette théorie d’Anaximandre selon laquelle les humains naissaient à l’intérieur des poissons, se nourrissant tels des requins, et, lorsqu’ils étaient en mesure de se défendre, étaient rejetés sur le rivage pour vivre sur la terre ferme. 6. Il est donc probable qu’en observant la lune et les marées, Anaximandre crut que ces dernières étaient la cause et non l’effet du mouvement de cet astre. 7. Même dans l'Athènes classique, en 423 av. J.-C., une carte de la Terre et des instruments d'astronomie et de géométrie sont encore présentés par Aristophane, dans Les Nuées (vers 200 à 217), comme des gadgets abstraits, inutiles à la Cité et associés à la spéculation pure sans retombées politiques. |
注釈と参考文献 注釈 1. シンプリキウス、『アリストテレス物理学注解』(24, 13): 「アナクシマンドロス [...] は、それを水でもなく、いわゆる他の元素でもないと言う。むしろ、無限の別の自然であり、そこからすべての天と、その中の世界が生まれるのだ。そこから、 存在するものの生成があり、またそれらへの消滅が、その義務に従って生じるのだ。それらは、時間の順序に従って、互いに不正の報いとして与えられ、また互 いに報いを受けるからであり、詩人たちはこのように呼んでいるのだ。しかし、四元素の互いへの変化を観察した彼は、これらを基にした何かを作り出すことは しなかった。それとは別の何かを成すのだ。彼は、要素が変化するのではなく、永遠の運動によって対立するものが互いに反応し合うことによって、生成をもた らすのだ。」 2. ヘラクレイトス 80 DK:「戦争こそが普遍的なものであり、正義に傾倒していることを知らなければならない。したがって、すべてのものは不和によって生み出され、必然化されるのだ」 3. アナクシマンドロスはこのように、「なぜこの特定の物体(あるいは場所、あるいは時間)が、他のものよりも選ばれるのか?」という問いに答える「十分な理由の原理」を、印象的な形で適用した。 4. アナクシマンドロスの宇宙モデルの大部分は、偽プルタルコスの『哲学者たちの意見』(II, 20-28)に由来する: 5. 「[太陽]は地球の28倍の大きさの円であり、その周縁は火に満ちた戦車の車輪に似ており、ある場所に口があり、そこから笛の穴のように火を放っている。 […] 太陽は地球と同じ大きさだが、その呼吸があり、支えられる円は、地球全体の27倍の大きさである。[…] [日食]とは、火の熱が放出される口が閉じられる時である。[…] [月]は、地球全体の19倍の大きさの円であり、太陽と同様に火で満たされている。」 プルタルコスもまた、アナクシマンドロスのこの説について言及している。それによれば、人間は魚の腹の中で生まれ、サメのように餌を食べ、身を守れるようになると、岸に打ち上げられて陸上で生活するのだという。 6. したがって、アナクシマンドロスは月と潮汐を観察し、潮汐こそが月の運動の原因であり、その結果ではないと考えたと推測される。 7. 古典期のアテネにおいても、紀元前423年、アリストファネスは『雲』の中で、地球儀や天文学・幾何学の器具を、都市にとって無用な抽象的な小道具として、また政治的な実益のない純粋な思索と結びついたものとして描いている。 |
| Références 1. Voir The School of Athens, Who is Who ?. Kirk, Raven et Schofiled 1984, Chapitre III. Entre autres : Popper, Conjectures and Refutations: The Growth of Scientific Knowledge ; Barnes 1982. Hippolyte de Rome, Réfutation de toutes les hérésies (I, 5) Dans ses Chroniques, tel que rapporté par Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] (II, 2). Histoire de la philosophie, article « Les Présocratiques » par Clémence Ramnoux, Tome I : p. 414 (1969). Discours, 36. Vernant 1981, « en choisissant d’écrire en prose, il consomme la rupture avec le style poétique », p. 115. Pour cette thèse, on se réfère à la bibliographie donnée par Christoph Riedweg dans Pythagoras hinterliess keine einzige Schrift - ein Irrtum? : Anmerkungen zu einer alten Streitfrage in Museum Helveticum 57 (1997), p. 65-92, lien vers l'article [archive]. 10. Guthrie 1962, III, C, § 1. Strabon : 27, 1, 1 et Diogène Laërce (VIII, 1). II, 2. III, 17. Guthrie 1962, III, C, §2. D'après l'interprétation de Simplicius, Phys. 150.22, par Guthrie 1962, III, C, §2. Opinion réfutée par le Pseudo-Plutarque, Des opinions des philosophes (lire en ligne [archive]) (I, 3). Aristote, De la génération et de la corruption (lire en ligne [archive]), II, 5. Conche 1991, p. 127. Voir également Barnes 1982, § III, pour une formulation comparable. 20. Wisniewski 1957, p. 47-55. Barnes 1982, § II. Conche 1991, p. 70-73. Conche 1991, p. 64. Kahn 1960, p. 233. Conche 1991, p. 63. Kirk, Raven et Schofiled 1984. Conche 1991, p. 84. Guthrie 1962. Waterfield 2000, p. 5. 30. Conche 1991, p. 90. Waterfield 2000. Conche 1991. Conche 1991, p. 87 et sq. Dercyllidas, cité par Théon de Smyrne dans Des connaissances mathématiques utiles pour la lecture de Platon, L.III, XL. I, 7. Théophraste, Fragment A9 d’Opinions des physiciens, fragment 2. John Dillon, L'Être et les régions de l'Être, dans Le savoir grec, sous la direction de Jacques Brunschwig et Geoffrey E. R. Lloyd, Flammarion, 1996, p. 91-92. Une colonne de pierre, raconte Aetius, dans Doctrines (III, 7, 1), ou semblable à une pierre en forme de colonne, selon le Pseudo-Plutarque (III, 10). Carlo Rovelli, Anaximandre de Milet, ou la naissance de la pensée scientifique, Dunod, Paris, 2009. 40. Daniel W. Graham, Explaining the Cosmos : The Ionian Tradition of Scientific Philosophy, Princeton, NJ: Princeton University Press, 2006. Karl Popper, Conjectures and Refutations : The Growth of Scientific Knowledge, New York : Routledge, 1998, p. 186. Dans Réfutation, Hippolyte affirme plutôt que le cercle du soleil était vingt-sept fois plus grand que la lune. Aetius, Doctrines, II, 15, 6. Couderc 1966, p. 48 et 49. Dans Commentaire sur la physique d’Aristote (1121, 5-9). Pseudo-Plutarque (III, 2) ; Aetius, Opinions (I, 3, 3 ; I, 7, 12 ; II, 1, 3 ; II, 1, 8). De la nature des Dieux, I, 10, 25 : Anaximandri autem opinio est nativos esse deos longis intervallis orientis occidentisque, eosque innumerabiles esse mundos. « Pour Anaximandre, les dieux ont eu une naissance, mais le temps est long entre leur naissance et leur mort; et les mondes sont innombrables ». Pseudo-Plutarque, V, 19. Pseudo-Plutarque (III, 3) : « Anaximandre tient, que tout cela se fait par le vent, pour ce que quand il advient qu’il est enfermé dedans une nuée épaisse, alors par sa subtilité et légèreté la rupture fait le bruit : et la divulsion, à cause de la noirceur de la nuée, cause la lumière » . 50. D’après Sénèque, Questions naturelles (lire en ligne [archive]), II, 18. Pseudo-Plutarque (III, 16). D'après John Mansley Robinson, An Introduction to Early Greek Philosophy, Houghton and Mifflin, 1968 (ISBN 0395053161). « Ératosthène ajoute qu'Anaximandre publia la première Carte géographique. » Strabon, Géographie, Liv.I, Chap. 1, 11. « Pour le moment, ce qui a été dit doit suffire à établir qu'Homère a été bien réellement le père de la géographie. Quant aux successeurs qu'il a eus dans cette science, c'étaient, comme chacun sait, des hommes d'un mérite éminent et familiarisés avec les études philosophiques : les deux qu'Ératosthène nomme immédiatement après lui sont Anaximandre, qui fut le disciple et le compatriote de Thalès, et Hécatée de Milet. » Strabon, Géographie, Liv.I, Chap. 1, 11 Les informations qui suivent sont tirées de Marcel Conche, Anaximandre. Fragments et témoignages, introduction (p. 43-47). Christian Jacob, Géographie, dans Le savoir grec, sous la direction de Jacques Brunschwig et Geoffrey E.R. Lloyd, Flammarion, 1996, p. 338-344, (ISBN 2-08-210370-6). Kostas Kotsanas, Musée des Technologies des Grecs de l’Antiquité, Athènes - Olympie - Katakolo, « Le cadran solaire hémisphérique avec gnomon au centre de la sphère Le cadran solaire d'Anaximandre [archive] », sur kotsanas.com (consulté le 14 novembre 2021) I, 50, 112. 50. II, 81. |
参考文献 1. 『アテネの学堂』、『Who is Who?』を参照。 Kirk, Raven, Schofield 1984, 第III章。 その他:ポッパー『推測と反証:科学的知識の成長』;Barnes 1982。 ローマのヒッポリュトス、『あらゆる異端の反駁』(I, 5) ディオゲネス・ラエルティオスが『著名な哲学者たちの生涯、教義、格言』[版情報](II, 2)で伝えている、彼の『年代記』において。 『哲学史』、クレマンス・ラムヌーによる「前ソクラテス派」の項、第1巻:p. 414(1969年)。 『演説集』、36。 ヴェルナン 1981年、「散文で書くことを選んだことで、彼は詩的スタイルとの決別を完遂した」、p. 115。 この説については、クリストフ・リードヴェークが『Museum Helveticum』57号(1997年)に掲載した「ピタゴラスは一通の書簡も残さなかった――それは誤りか?:古くからの論争に関する注記」65- 92ページで提示した参考文献を参照する。記事へのリンク [アーカイブ]。 10. ガスリー 1962, III, C, § 1. ストラボン:27, 1, 1 およびディオゲネス・ラエルティオス(VIII, 1)。 II, 2. III, 17. ガスリー 1962, III, C, §2. シンプリキウスの解釈による、Phys. 150.22、Guthrie 1962, III, C, §2による。 この見解は、偽プルタルコス『哲学者たちの見解』(オンラインで読む [アーカイブ])(I, 3)によって反駁されている。 アリストテレス『生成と腐敗について』(オンラインで読む [アーカイブ])、II, 5。 コンシュ 1991, p. 127。 同様の表現については、バーンズ 1982, § III も参照。 20. ヴィシュニエフスキ 1957, p. 47-55。 バーンズ 1982, § II。 コンシュ 1991, p. 70-73。 コンシュ 1991, p. 64. カーン 1960, p. 233. コンシュ 1991, p. 63. カーク、レイヴン、スコフィールド 1984. コンシュ 1991, p. 84. ガスリー 1962. ウォーターフィールド 2000, p. 5. 30. コンシュ 1991, p. 90. ウォーターフィールド 2000. コンシュ 1991. コンシュ 1991, p. 87 以下. デルキリダス、テオン・オブ・スミルナによる引用、『プラトン読解に役立つ数学的知識』、L.III, XL. I, 7。 テオフラストス、『物理学者の見解』断片A9、断片2。 ジョン・ディロン、「存在と存在の領域」、ジャック・ブランシュウィグおよびジェフリー・E・R・ロイド編『ギリシャの知』所収、フラマリオン、1996年、p. 91-92。 エティウスは『教義集』(III, 7, 1)において、石の柱であると述べている。あるいは、偽プルタルコスによれば(III, 10)、柱の形をした石に似たものだという。 カルロ・ロヴェッリ、『ミレトスのアナクシマンドロス、あるいは科学的思想の誕生』、デュノド、パリ、2009年。 40. ダニエル・W・グラハム、『宇宙の説明:イオニアの科学哲学の伝統』、プリンストン(ニュージャージー州):プリンストン大学出版局、2006年。 カール・ポッパー、『予想と反証:科学的知識の成長』、ニューヨーク:ラウトリッジ、1998年、186頁。 『反駁』において、ヒッポリュトスはむしろ、太陽の円は月の27倍の大きさであると主張している。 アエティウス、『教義』、II、15、6。 クデルク 1966、48および49頁。 『アリストテレス物理学注釈』(1121, 5-9)において。 偽プルタルコス(III, 2);アエティウス、『諸説』(I, 3, 3;I, 7, 12;II, 1, 3;II, 1, 8)。 『神々の本性』I, 10, 25: アナクシマンドロスの説によれば、神々は東と西の間に長い間隔を置いて誕生し、世界は数え切れないほどあるという。 「アナクシマンドロスによれば、神々は誕生したが、その誕生から死までの時間は長く、世界は数え切れないほどある」。 偽プルタルコス、V、19。 偽プルタルコス(III, 3): 「アナクシマンドロスは、これらすべてが風によってなされると主張する。なぜなら、風が厚い雲の中に閉じ込められると、その微細さと軽さによって破裂音が生じ、また雲の暗さゆえに、その分裂が光をもたらすからである」 。 50. セネカ『自然問答』(オンラインで読む [アーカイブ])、II、18 による。 偽プルタルコス(III、16)。 ジョン・マンスリー・ロビンソン『An Introduction to Early Greek Philosophy』(Houghton and Mifflin、1968年、ISBN 0395053161)による。 「エラトステネスは、アナクシマンドロスが最初の地理図を公表したと付け加えている。」ストラボン、『地理誌』、第1巻、第1章、11。 「現時点では、上述した内容で、ホメロスがまさに地理学の父であったことを立証するには十分だろう。この学問における彼の後継者たちについては、周知の通 り、卓越した功績を持ち、哲学的研究に精通した人物たちであった。エラトステネスが彼の直後に挙げている二人は、タレスの弟子であり同郷人であったアナク シマンドロスと、ミレトスのヘカテウスである。」ストラボン、『地理学』第1巻第1章11節 以下の情報は、マルセル・コンシュ著『アナクシマンドロス。断片と証言』の序文(p. 43-47)から引用したものである。 クリスチャン・ジャコブ、「地理学」、『ギリシャの知』所収(ジャック・ブルンシュヴィグ、ジェフリー・E・R・ロイド編)、フラマリオン、1996年、338-344頁、(ISBN 2-08-210370-6)。 コスタス・コツァナス、古代ギリシャ技術博物館、アテネ - オリンピア - カタコロ、「球体中央に日影棒を持つ半球形日時計 アナクシマンドロスの日時計 [アーカイブ]」、kotsanas.com(2021年11月14日閲覧) I, 50, 112. 50. II, 81. |
| Bibliographie Paul Couderc, Histoire de l'astronomie, vol. 165, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1966 (réimpr. 6e éd. 1974) (1re éd. 1945), 128 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article Carlo Rovelli - La Naissance de la pensée scientifique. Anaximandre de Milet [« Che cos'è la scienza. La rivoluzione di Anassimandro »], trad. de Matteo Smerlak, Paris, Éditions Dunod, 20, 240 p. (ISBN 978-2-10-080938-7) |
参考文献 ポール・クデルク、『天文学史』第165巻、パリ、プレス・ウニヴェルシテール・ド・フランス、「Que sais-je ?」叢書、1966年(第6版再版1974年)(初版1945年)、128ページ。本記事の執筆に用いた資料 カルロ・ロヴェッリ - 『科学の誕生。ミレトスのアナクシマンドロス』[『Che cos'è la scienza. La rivoluzione di Anassimandro』]、マッテオ・スメルラック訳、パリ、エディション・デュノド、20、240頁。(ISBN 978-2-10-080938-7) |
| Sources primaires Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (II, 109). Aristote : De la génération et de la corruption (lire en ligne [archive]) (II, 5), Physique (lire en ligne [archive]) (III, 5, 204 b 33-34), Traité du ciel (II, 13), Météorologiques (lire en ligne [archive]) (II, 3). Cicéron : De natura deorum [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (I, 10, 25), De divinatione [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (I, 50, 112). Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (I, 1). Agathémère, Géographie (I, 1). Sénèque, Questions naturelles (lire en ligne [archive]) (II, 18). Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (II, 8). Aetius, Doctrines (I-III ; V). Pseudo-Plutarque, Des opinions des philosophes (lire en ligne [archive]) (I, 3 ; I, 7 ; II, 20-28 ; III, 2-16 ; V, 19). Élien, Histoires variées [lire en ligne [archive]] (III, 17). Hippolyte de Rome, Réfutation de toutes les hérésies (I, 5). Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] (II, 1-2). Censorin, Sur le jour natal (lire en ligne [archive]) (IV, 7). Eusèbe de Césarée, Préparation évangélique (X, 14, 11) Thémistios, Discours (36, 317). Euripide, Les Suppliantes [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (532). Simplicius, Commentaire sur la physique d’Aristote (24, 13-25 ; 1121, 5-9). Souda [(en + grc) lire en ligne [archive]], s.v. Ἀναξίμανδρος. |
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